Chavancy habité par Colombes

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Chavancy habité par Colombes
Chavancy habité par Colombes

Une dernière saison. Une ultime campagne. Le vieux stade Yves-du-Manoir de Colombes a tout connu, tout abrité : les Jeux olympiques de 1924, la finale de la Coupe du monde de foot en 1938, les matchs internationaux des équipes de France des ballons rond et ovale... Puis il est devenu l'antre du Racing, qui y reçoit ce soir Montpellier pour un choc entre poids lourds du Top 14.

 

Aujourd'hui, le monument parvient à la fin de sa vie. Dans moins d'un an, en octobre prochain, les Ciel et Blanc évolueront dans une enceinte spacieuse et ultramoderne, l'Arena 92, qui se construit à Nanterre, à deux pas de l'Arche de La Défense. « Ce sera une véritable émotion de quitter ce stade, souligne Henry Chavancy, le trois-quarts centre historique du club francilien. On est tous très heureux de découvrir le nouveau mais, dans l'effectif, je suis celui qui a le moins hâte que ce moment arrive car ça voudra dire que Colombes, c'est fini, et j'y ai passé près de vingt ans de ma vie. »

 

Les souvenirs affluent. Monté de Nîmes à Auteuil (XVIe arrondissement de Paris) pour suivre un père militaire, le jeune rugbyman de 11 ans accompagne un copain et prend une licence au Racing. « C'était un hasard et ce n'était pas simple pour moi car j'habitais loin, mais je n'en suis jamais parti, souligne-t-il. On s'entraînait, on jouait sur les terrains annexes et je ne suis entré sur le terrain d'honneur qu'avec les juniors. Mais les vestiaires des petits étaient également dans le grand stade. Tout de suite, j'ai été imprégné par cette atmosphère, cette histoire qui transpire de tous les pans des murs. Les photos des anciens, tout nous rappelle qu'il s'y est passé de grandes choses. »

 

Chavancy foule ensuite la pelouse olympique pour sa première avec les pros en 2008 contre Aurillac en Pro D 2. « Je suis entré à vingt minutes de la fin et j'étais tellement content que je souriais, raconte le joueur de 28 ans. Philippe Benetton, ...

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