Chartier : "Moscovici n'est pas au coeur des décisions stratégiques"

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Jérôme Chartier, député UMP du Val d'Oise.
Jérôme Chartier, député UMP du Val d'Oise.

Le Point.fr : La réforme fiscale de Jean-Marc Ayrault paraît moins urgente que le jour de son annonce. Et Pierre Moscovici déplore un impôt sur les sociétés à 38 % dont il est lui-même l'instigateur. Que vous inspire la réflexion du ministre de l'Économie ?Jérôme Chartier : Un mélange de colère et d'atterrement. Comment réussir à regretter une mesure dont on est à la fois l'instigateur et l'héritier ? Le ministre de l'Économie croit pouvoir rester l'ami de l'économie réelle, qui pourtant ne juge les politiques qu'à l'aune de leurs actes. Et en l'espèce, les actes de M. Moscovici montrent que le dogmatisme de gauche a encore fait une conquête ! Honteuse peut-être, mais conquête quand même. Il aurait pu empêcher la suppression de la TVA compétitivité, mesure que nous avions prise, il n'a rien fait. Il aurait pu limiter la hausse globale des prélèvements sur les entreprises, il a nié jusqu'à son existence. Et parallèlement, il a chanté les louanges de la politique conduite par le gouvernement alors que tous les acteurs de l'économie - et parmi ceux-là certains connaissent bien le ministre de l'Économie - considèrent qu'elle conduit le pays dans le mur. L'annonce par le Premier ministre d'une vaste réforme fiscale, alors que son ministre de l'Économie niait son existence quelques jours auparavant, montre que M. Moscovici, malgré sa foi du charbonnier, n'est pas au coeur des décisions stratégiques. Alors, je lui...

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