Charlotte Magri, lanceuse d'alerte des écoles marseillaises

le
0
Charlotte Magri à Marseille en février 2016.
Charlotte Magri à Marseille en février 2016.

L’institutrice avait adressé un « Je nous accuse » de trois pages le 30 novembre à la ministre de l’éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem, son autorité de tutelle.

Charlotte Magri ne regrette rien. Et surtout pas cette cinglante lettre ouverte adressée le 30 novembre à la ministre de l’éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem, son autorité de tutelle. Un « Je nous accuse » de trois pages, qui, relayé par la presse et une pétition en ligne signée par plus de 17 000 personnes, a mis le délabrement, matériel et humain, de certaines écoles primaires de Marseille sur la place publique. Et renvoyé la municipalité de la deuxième ville de France, en charge de ces établissements, comme l’Etat, à leurs responsabilités. Lanceuse d’alerte, Charlotte Magri ? L’institutrice, 35 ans, accepte l’étiquette. « J’ai fait cela pour éveiller l’attention, convient-elle. Aujourd’hui, j’ai l’impression que les parents d’élèves, les directeurs, les syndicats qui s’agitaient sans que personne ne les écoute sont, au moins, entendus. »

En ce jour de vacances de février, la jeune femme a remonté ses longs cheveux noirs en un chignon strict. Un geste qu’on imagine quotidien lorsqu’elle se rend dans son école primaire des quartiers nord de Marseille. Yeux bleus, lèvres fines, piercing discret, l’institutrice a sanglé sa silhouette élancée dans une veste au col de fausse fourrure. « Je suis un peu militaire avec mes élèves, lance-t-elle, sans laisser la place au doute. Avec moi, ça moufte pas. Je tiens mes classes. »

Celle par qui le scandale est arrivé ne donne pas l’image d’une militante professionnelle. Son répondeur téléphonique diffuse un extrait, façon boît...

Retrouvez cet article sur LeMonde.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant