"Charlie Hebdo" : "On ne s'attendait pas au carnage qu'on a trouvé"

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Les pompiers et les policiers arrivent sur les lieux de l'attentat, devant les bureaux de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015.
Les pompiers et les policiers arrivent sur les lieux de l'attentat, devant les bureaux de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015.

C'est un témoignage poignant que celui du premier pompier arrivé sur les lieux de l'attaque de Charlie Hebdo, il y a tout juste un an, le 7 janvier 2015. Patrick Hertgen, vice-président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers, était en réunion avec Patrick Pelloux lorsque ce dernier a été appelé par ses amis et collègues de l'hebdomadaire. Et c'est ensemble qu'ils ont pénétré sur la scène de crime, avant que des secours supplémentaires n'arrivent. Des souvenirs si forts qu'ils sont encore extrêmement précis dans la mémoire du pompier, comme il en a témoigné au micro de RTL.

« Ce qui a été compliqué, déjà, c'était d'accéder à la rédaction : les survivants s'étaient enfermés parce qu'ils avaient, bien sûr, peur qu'on revienne les abattre », se remémore Patrick Hertgen. « On s'attend à trouver des victimes graves, on ne s'attend quand même pas à trouver le carnage qu'on a trouvé. On comprend tout de suite que c'est une action terroriste. Les premières images, d'abord, ce sont des pièces enfumées : c'est la fumée de la poudre, la fumée des armes à feu. Deuxièmement, c'est cette très forte odeur de poudre, ça c'est quelque chose qui, d'emblée, nous a saisis, et troisièmement, et surtout, ce sont toutes ces personnes abattues, ces cadavres qui sont par terre, qui sont dans le sang et, au milieu de ces cadavres, les quelques survivants qui sont très gravement blessés. »

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