"Charlie Hebdo" : Maryse Wolinski sort du silence

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Georges Wolinski en compagnie de son épouse Maryse, le 26 janvier 2006 au Festival international de la bande dessinée d'Angoulême.
Georges Wolinski en compagnie de son épouse Maryse, le 26 janvier 2006 au Festival international de la bande dessinée d'Angoulême.

Des "post-it" collés un peu partout sur les murs de leur appartement... Maryse Wolinski les a laissés tels quels, a-t-elle expliqué à La Parisienne ce lundi. "Je n'ai voulu toucher à rien. Je vis comme cela depuis cinq mois." Après l'assassinat, en janvier dans les locaux de Charlie Hebdo, de celui qui était son époux depuis 47 ans, elle rend hommage à l'amour de sa vie en publiant dans le magazine féminin toute une série de messages laissés par le dessinateur à son attention. "Hélas ! La vie est courte" "Chérie, il est 21 heures. Je pense à toi, tu es la femme de ma vie. Hélas ! La vie est courte. À demain, je crois que nous allons au théâtre. Ton époux, depuis 42 ans. Je t'aime. G." Des petits mots qui se terminaient toujours par "Je t'aime", et signés d'un éternel "G.". Des mots d'amour, mais aussi, parfois, des réflexions sur leurs professions respectives ou encore... la politique. "J'ai trouvé François convaincant" "Chérie, J'ai trouvé mon ami François convaincant. Sympa, sincère. J'espère que les Français comprendront qu'il a les moyens de sauver le pays [...]."Et d'ajouter : "Pour une fois, Pujadas a été excellent..." Avant de revenir sur sa déclaration concernant Hollande : "Réflexion faite, François a été courageusement moyen. Mais y a-t-il mieux en France ?" s'interroge-t-il à propos - visiblement - de l'actuel président, peut-être au moment de sa candidature. "Nous étions un...

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