"Charlie Hebdo" : le témoignage de Jeannette Bougrab, compagne de Charb

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Jeannette Bougrab au siège de Charlie Hebdo mercredi 7 janvier, juste après l'attaque d'un commando armé.
Jeannette Bougrab au siège de Charlie Hebdo mercredi 7 janvier, juste après l'attaque d'un commando armé.

"C'est assez difficile, car on se dit qu'on a perdu beaucoup de temps. On aurait pu sauver leur vie. J'ai le sentiment d'un immense gâchis. C'étaient des gens exceptionnels, de vrais héros", déclare Jeannette Bougrab, très émue, sur le plateau de BFM TV, qui affirme avoir perdu "l'être aimé, son amour, une partie d'elle". "J'étais avec un héros que j'admirais. C'était quelqu'un de très gai, qui s'était fait lui-même. Il se sentait menacé. On essayait de vivre normalement, mais c'était compliqué", ajoute-t-elle.

"On l'a exécuté parce qu'il défendait la laïcité, l'esprit voltairien, le fruit de cet idéal de République. Il est mort debout, il a été exécuté, avec ses camarades, comme il me dirait. On peut être très fiers de lui. Tous ces dessinateurs méritent le Panthéon. Ils se sont battus pour des principes et des libertés que l'on a oublié de défendre. Ils sont morts pour que l'on puisse rester libre dans ce pays, en France", déclare, au bord des larmes, l'ex-présidente de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité. Si Jeannette Bougrab évoque "des moments de joie et de liberté" avec son compagnon Charb, elle assure que le dessinateur "vivait dans la peur", qu'"il savait qu'il allait mourir". "Il était prêt à mourir pour ses idées."

"Je ne réalise pas encore"

"Je ne veux pas d'explication sur le parcours de ces individus", explique par ailleurs Jeannette Bougrab au sujet des tueurs, mais aussi...

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