"Charlie Hebdo" - Laurent Léger : "Les premiers instants ? On n'y a pas cru"

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Ils ont prononcé à un moment le nom de Charb (...), je pense qu'ils le cherchaient, témoigne un journaliste de l'hebdomadaire satirique.
Ils ont prononcé à un moment le nom de Charb (...), je pense qu'ils le cherchaient, témoigne un journaliste de l'hebdomadaire satirique.

Avec beaucoup de pudeur, Laurent Léger, grand reporter à Charlie Hebdo et rescapé de la fusillade, raconte l'horreur. "Les premiers instants ? On n'y a pas cru. C'était la fin de la réunion de rédaction qu'on a tous les mercredis matin, on a entendu quelques pétards, puis la porte s'est ouverte, un homme a jailli dans la pièce. Il était grand, tout en noir, cagoulé, on aurait dit un homme du GIGN ou un membre du Raid, il était armé avec une grosse kalachnikov ou fusil d'assaut ou fusil mitrailleur, quelque chose de lourd, de gros, une arme de guerre peut-être", a-t-il raconté sur l'antenne d'Europe 1. "J'ai vu beaucoup de sang, j'ai vu la rédaction par terre, je me demande encore comment j'ai pu en réchapper. Et puis des détonations, l'odeur de la poudre, et un chaos indescriptible pendant quelques secondes, qui m'ont paru très, très longues, dit-il. Aujourd'hui, je me rends compte que tout ça s'est passé en un éclair de temps, mais sur le moment, c'était de longues minutes. En quelques secondes, c'était fini : le tireur a tiré partout, dans le tas", explique-t-il, affirmant qu'un seul homme a tiré. "Et puis après, c'est le silence" "Je n'en ai vu qu'un. Je crois qu'il y en avait un deuxième. Après, je me retrouve sous la table, je suis complètement figé, je ne sais pas quoi faire. On est toujours dans la salle de rédaction, et ça tire, ça dure de longs moments. Et puis, après, c'est le silence, il n'y a plus personne. Je...

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