"Charlie Hebdo" : la théorie du complot ou la défiance des médias

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À quelques mètres du siège de Charlie Hebdo, les Parisiens continuent à venir se recueillir.
À quelques mètres du siège de Charlie Hebdo, les Parisiens continuent à venir se recueillir.

Des rétroviseurs changeant de couleur, l'absence de sang, des symboles faisant référence à Israël, une vidéo présentée comme un montage... Les complotistes n'ont pas attendu longtemps avant de s'emparer des attentats meurtriers de la semaine dernière. Quelques heures après l'attaque de Charlie Hebdo, les premières thèses fleurissaient sur les réseaux sociaux, trouvant immédiatement un écho considérable chez les adolescents. Face à l'ampleur du phénomène, Najat Vallaud-Belkacem a tiré le signal d'alarme en affirmant jeudi, au micro de RTL, qu'"un jeune sur cinq cro(yait) à la théorie du complot".

Professeur d'histoire-géographie dans un collège classé REP (réseaux d'éducation prioritaire) en région parisienne, Antoine Combes reconnaît que la théorie du complot est vite apparue dans les discussions avec ses élèves. Contacté par Le Point.fr, il tient à préciser que ces discussions n'étaient le fait que d'une "infime minorité d'élèves". "Les autres préféraient se focaliser sur la nature jugée blasphématoire des caricatures." L'enseignant raconte que "les complotistes" avaient une seule et même source pour étayer leurs propos : Facebook. S'improvisant spécialistes en balistique, ses élèves lui ont certifié qu'Ahmed Merabet n'avait pas été abattu d'une balle dans la tête. La fumée dégagée par la kalachnikov ne serait pas réaliste... "La dimension complotiste n'est jamais allée au-delà de ce type de...

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