Charlie Hebdo-Hollande tente d'éteindre la polémique avec le FN

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PARIS, 9 janvier (Reuters) - François Hollande a tenté vendredi d'éteindre la polémique sur la présence du Front national à la manifestation de dimanche en disant que c'était aux citoyens de décider de défiler ou non à la mémoire des victimes de la tuerie de Charlie Hebdo. Après un entretien avec le chef de l'Etat à l'Elysée, la présidente du Front national, Marine Le Pen, a dit ne pas avoir "réussi à obtenir du président de la République la levée claire de l'interdiction" pour son parti. Face à la polémique qui enfle, notamment au sein du PS, François Hollande a déclaré que "tous les citoyens peuvent venir dans les manifestations, il n'y a pas de contrôle." "Si des forces politiques, des forces syndicales ont appelé à une manifestation, c'est leur responsabilité mais ce sont les citoyens qui décident d'aller ou de ne pas aller dans les manifestations", a-t-il ajouté lors d'une réunion au ministère de l'Intérieur. "S'ils décident d'y aller nombreux, très nombreux, il faut leur assurer le libre accès et la protection", a-t-il ajouté. Une manifestation nationale est prévue dimanche à Paris et dans les autres villes de France pour rendre hommage aux victimes de la fusillade qui a décimé mercredi la rédaction de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, qui a fait 12 morts. "J'ai appelé à l'unité nationale. L'unité nationale ce n'est pas la disparition des sensibilités, des opinions, des croyances dans notre pays. L'unité nationale, ce n'est pas l'uniformité", a aussi déclaré le président, dont la présence dans le cortège reste incertaine. Le Front national a estimé avoir été tenu à l'écart par les partis de gauche et du centre de l'organisation du défilé, ce que Marine Le Pen a dit "regretter". Dans la cour de l'Elysée, l'élue a confirmé qu'elle bouderait l'évènement. "Je ne vais pas forcer les cordons des organisateurs de la manifestation pour essayer de m'introduire dans une manifestation où, manifestement, les organisateurs principaux ne veulent pas nous voir", a-t-elle déclaré. "J'ai été élevée tout de même, voyez-vous, je ne vais pas là où on ne veut pas de moi". Marine Le Pen a dit le regretter pour les "millions de Français qui ont voté pour le Front national et qui prennent conscience aujourd'hui que l'unité nationale, qui était pourtant si utile, a été brisée par le sectarisme de certains, au premier rang desquels le PS et l'UDI". (Elizabeth Pineau, avec Julien Ponthus, édité par Yves Clarisse)

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  • M1300741 le vendredi 9 jan 2015 à 13:53

    je n'ai pas entendu les fameux défenseurs de la liberté d'expression lors de l'éviction d'Eric Zemmour par i télé et Canal + !!!!

  • pichou59 le vendredi 9 jan 2015 à 12:46

    ------ sos racisme et les "bien pensant "..... qui invitent; donc je n'irai pas à la manifestation.