Charles Pasqua, l'homme aux 1 000 et 1 secrets

le , mis à jour à 01:12
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Charles Pasqua, ici en 1986, alors ministre de l'Intérieur.
Charles Pasqua, ici en 1986, alors ministre de l'Intérieur.

 

"Il faut terroriser les terroristes." "Les promesses des hommes politiques n'engagent que ceux qui les reçoivent" ; "À l'Assemblée, on tue au poignard. Au Sénat, on empoisonne avec le sourire" ; "La politique, ça se fait à coups de pied dans les couilles" ; "Quand on est emmerdé par une affaire, il faut susciter une affaire dans l'affaire, et si nécessaire une autre affaire dans l'affaire de l'affaire, jusqu'à ce que personne n'y comprenne plus rien." En matière de petites phrases, Charles Pasqua, décédé lundi, était inégalable !

Il a occupé tous les mandats

Tombé dans le pastis de la politique après avoir commencé une carrière professionnelle chez Pernod Ricard, Pasqua a été de tous les grands mouvements de la Ve République. Gaulliste, puis chiraquien autant par adhésion personnelle au Grand Jacques que par détestation des figures de Jacques Chaban-Delmas puis Valéry Giscard d'Estaing qui tentèrent de s'imposer à droite entre 1968 et 1980.

Derrière la truculence et l'accent soigneusement travaillé de ce natif de Grasse se dissimulait une bête politique. Deux fois ministre de l'Intérieur de 1986 à 1988, puis de 1993 à 1995, il a occupé tous les mandats que la politique française permet d'obtenir. Tour à tour député des Hauts-de-Seine, président du conseil général du département, député européen, sénateur, partout il faisait entendre sa voix et souvent sa différence. Chiraquien pendant 20 ans,...

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  • frk987 le mardi 30 juin 2015 à 10:24

    Tout est censuré sur les files relatives à ce personnage.....Voyez c'est neutre mais vraiment significatif d'un système.....choisissez l'adjectif adéquat comme c'est dit dans les exercices d'écoles primaires.