Charles Pasqua : l'hommage du bout des lèvres des quadras

le , mis à jour à 01:10
0
Charles Pasqua, président du groupe RPR au Sénat, tient un discours à la tribune lors des assises nationales du RPR, à Toulouse le 24 janvier 1982.
Charles Pasqua, président du groupe RPR au Sénat, tient un discours à la tribune lors des assises nationales du RPR, à Toulouse le 24 janvier 1982.

Les hommages se multiplient après la mort de Charles Pasqua. Souvent dithyrambiques, les ténors politiques de droite mettent surtout en avant son image de résistant, sa filiation gaulliste, son intransigeance face au terrorisme, son anticonformisme et sa gouaille légendaire. Les politiciens qui ont fait leurs classes dans les Hauts-de-Seine, son fief électoral, sont encore plus dithyrambiques. Les époux Balkany le comparent à "un père". Et Nicolas Sarkozy, qui avait été élu maire de Neuilly à ses dépens à l'âge de 28 ans, déclare que la France a perdu un de ses plus grands serviteurs.

  

Mais les hommages des quadras sont parfois moins enthousiastes. À l?heure de Bygmalion, il s?agit d?éviter d?être associé à la face plus sombre du personnage cité dans une dizaine d?affaires judiciaires (financement politique, vente d'armes à l'Angola) et condamné à deux reprises. Et de se dissocier de certaines de ses convictions, contraires à la ligne du parti. "Il a marqué toute une génération de politiciens, mais cette génération ne souhaite pas s?en revendiquer. Il avait une façon particulière, très cynique, de faire de la politique. Il incarne la face noire du gaullisme et du chiraquisme. C?était celui qui se salissait les mains", décrypte un habitué des cabinets ministériels de l?UMP.

Héritage politique à deux vitesses

Souvent laconiques, les hommages des plus jeunes Républicains sont...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant