Charles Diers : "Un premier contrat en L1 à 34 ans, ça n'arrive pas tous les jours "

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Il a été coaché par Rudi Garcia, Philippe Montanier ou Hubert Fournier mais a signé son premier contrat de joueur de L1 cet été. Lui, c'est Charles Diers, depuis 8 ans au SCO d'Angers.

Ça s'est passé du côté d'Angers. Là où l'exemplarité et la fidélité peuvent encore payer dans le football. La preuve : Charles Diers et le SCO se sont vite entendus, sans sourciller. Une volonté commune de continuer à travailler ensemble. Cela fait en effet huit ans. Et cela fait du milieu offensif le second joueur le plus ancien de l'effectif angevin après Auriac. Entretien le jour où, pour la première fois depuis plus de dix ans, Charles Diers n'a pas eu à se taper le premier tour de la coupe à moustache.

Charles, ça fait quoi de découvrir la Ligue 1 au bout de 13 ans de carrière ? C'est une grande chance. J'ai des collègues qui ont activement participé, eux aussi, à la montée du SCO et qui ne seront pas de l'aventure cette saison. C'est donc une belle marque de confiance et de reconnaissance. Signer un contrat d'un an en L1 avec une année en option, ça n'arrive pas tous les jours. Je connais bien la maison et les dirigeants savent ce que je peux leur apporter.
C'est pas un peu flippant quand on a évolué jusqu'ici " qu'en " National et L2 ? A mon âge, on n'a plus peur de rien. Ce serait peut-être différent si j'avais moins de vécu et d'expérience. Mais là, c'est que du plaisir. Ça se croque à pleines dents. Je n'ai rien changé dans ma préparation. Il ne faut surtout pas se prendre la tête. Ce n'est que du sport après tout. Il n'y a pas mort d'homme.
Est-ce que le regard des gens changent ? Tu plais plus à la gent féminine ? Perso, je ne suis pas dans cet état d'esprit-là, concernant les femmes. Mais c'est vrai que ça doit jouer. Sans doute nous regardent-elles différemment parce qu'elles voient en nous autre chose que les hommes que nous sommes. Si certains en usent, c'est tant mieux pour eux. Chacun y trouve son compte. Bon, j'ai bien tenté de négocier une garçonnière avec mon épouse mais elle était pas trop d'accord (rires). Plus sérieusement, la médiatisation de la Ligue 1 y fait beaucoup. Il y a beaucoup plus de supportrices à l'entraînement mais elles sont bien trop jeunes pour moi. Tout est décuplé quand on est en Ligue 1. Les sollicitations des médias, les attentes des gens. Je n'ai même plus besoin de surfer sur le Net pour tenter de trouver les meilleures paires de crampons. Les équipementiers me les envoient directement.





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