Charb : une cérémonie d'adieu engagée et bouleversante

le
4
Charb : une cérémonie d'adieu engagée et bouleversante
Charb : une cérémonie d'adieu engagée et bouleversante

Ni homélie, ni élégie. Laïque voire impie. Voilà un hommage que le dessinateur Charb aurait peut-être accepté pour lui-même. Ce vendredi matin, des centaines de personnes se sont réunies peu avant 10 heures dans le hall Saint-Martin à Pontoise (Val d'Oise) pour rendre un dernier hommage à Stéphane Charbonnier, abattu lors de l'attentat de «Charlie Hebdo». 

Au tout premier rang étaient assis les parents de Charb, Denise et Michel, son frère Laurent, oncles, tantes, cousins, cousines, famille de Charlie Hebdo. Les ministres Najat Vallaud-Belkacem (Education), Christiane Taubira (Justice) et Fleur Pellerin (Culture) avaient pris place sur le côté, ainsi qu'Anne Hidalgo, maire de Paris, et de la directrice de cabinet du président de la République, Constance Rivière, qui se trouvaient non loin de Jean-Luc Mélenchon. Deux écrans géants avaient été installés à l'extérieur pour permettre aux centaines d'anonymes d'assister à la cérémonie. 

A 10h10, vierge de tout graffiti contrairement à celui de son ami Tignous,  jeudi, le cercueil de Charb a traversé le hall au son de L'Internationale. Certains, à son passage, ont brandi le poing, un signe de résistance qu'affectionnait le dessinateur, et qu'il répétait sur les photos. 

Sous la direction peu formelle de l'humoriste Mathieu Madénian, qui doit à un dépannage de télévision d'avoir été chez lui et non à Charlie Hebdo ce mercredi 7 janvier lorsque les frères Kouachi ont fait douze morts, la cérémonie pouvait commencer. C'est d'abord le député-maire de Cergy-Pontoise Philippe Houillon (UMP) qui dresse le portrait d'un enfant du cru. «Stéphane est un enfant de Pontoise, des Louvrais. Il a grandi ici, il y fait ses études, il commencé sa vie professionnelle dans nos journaux locaux. Il s'y trouvait en famille il y a encore quelques jours et y reposera à jamais en citoyen d'honneur». 

Au pupitre translucide, planté sur une estrade drapée de gris et ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • nayara10 le samedi 17 jan 2015 à 22:47

    Socialistikou Sovietche Sopranié...

  • nayara10 le samedi 17 jan 2015 à 22:41

    La Politique vous les rendra.....

  • cavalair le vendredi 16 jan 2015 à 23:33

    Il s'y trouvait en famille il y a encore quelques jours et y reposera à jamais en citoyen d'honneur». Citoyen d'honneur pour insulter tout ce qui bougeait Bravo

  • cavalair le vendredi 16 jan 2015 à 23:31

    C'est assez boulversant d'entendre l'Internationale . Les Kokos n'ont tues que 100 millions de personnes en la chantant