Chaos au Burundi : trois militaires tués, Hollande demande la fin des violences

le , mis à jour à 18:09
0
Chaos au Burundi : trois militaires tués, Hollande demande la fin des violences
Chaos au Burundi : trois militaires tués, Hollande demande la fin des violences

Au moins trois militaires sont morts ce jeudi au Burundi dans les affrontements qui ont opposé les forces loyales au président Pierre Nkurunziza aux putschistes qui ont déclaré l'avoir destitué la veille. A plusieurs reprises dans la journée, des rafales de tirs de mitrailleuse, entrecoupées de tirs d'obus, ont été entendues à Bujumbura, la capitale du Burundi, à proximité de la Radio et télévision nationale burundaise (RTNB).

Avant même l'annonce des morts, le président François Hollande a appelé «toutes les forces en présence» à la fin des violences.

Plus tôt dans l'après-midi, les violences ont pris un nouveau tournant après la diffusion d'une allocution du chef d'Etat, bloqué en Tanzanie depuis mercredi. Ses opposants, regroupés derrière le général Godefroid Niyombare, ont alors lancé une nouvelle attaque contre les forces fidèles au président Nkurunziza, postées autour de la radio et télévision nationale burundaise (RTNB). C'est en tentant de leur prendre le contrôle de ce bâtiment stratégique que trois militaires sont morts. A ce stade, on ne sait à quel camp appartiennent les victimes.

Peu après 16 heures, la radio, qui a cessé d'émettre durant quelques heures, a émis de nouveau, son directeur affirmant qu'elle restait sous contrôle loyaliste.

Dans la matinée déjà, des tirs nourris ont retenti à Bujumbura. Les locaux de la télé Renaissance ont été incendiés, ainsi que ceux de la Radio publique africaine. Selon des témoins rencontrés par la correspondante de RFI, ce deuxième feu aurait été provoqué par des policiers.

#Burundi : la RPA est en flammes, des parties du bâtiment menacent de s'écrouler @RFI pic.twitter.com/h192Kn5x44— Sonia Rolley (@soniarolley)— Mai 2015

Chaque camp revendique le pouvoir

Le porte-parole des putschistes, Vénon Ndabaneze, a assuré ce jeudi que son camp contrôlait «pratiquement toute la ville». «Les soldats et policiers qui ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant