Chantiers navals STX : l'Etat ne nationalisera pas mais veut peser sur le choix du repreneur

le
0
Chantiers navals STX : l'Etat ne nationalisera pas mais veut peser sur le choix du repreneur
Chantiers navals STX : l'Etat ne nationalisera pas mais veut peser sur le choix du repreneur

Non, l'Etat ne va pas acheter les chantiers navals STX de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), comme pouvait le laisser prédire le quotidien Libération ce lundi matin. Pour autant, il entend bel et bien «peser dans le choix du repreneur» de ce groupe sud-coréen STX Offshore & Shipbuilding, dont la justice coréenne a exigé la liquidation avant la fin 2016. 

 

Alors que l'entreprise dispose d'un carnet de commandes bien rempli avec 14 navires à livrer d'ici 2026, la maison mère de STX France croule encore sous une dette de 243 millions d’euros, et ce malgré l'aide des banques, qui ont déjà épongé plus de trois milliards d’euros de dettes au cours de ces derniers mois. 

 

Devant ces difficultés, l'objectif de l'Etat «n'est pas de devenir actionnaire majoritaire de la société STX France mais (...) de peser dans le choix du repreneur pour que les chantiers de Saint-Nazaire puissent disposer d'un actionnariat industriel solide capable d'accompagner leur développement sur le long terme», selon un communiqué du secrétaire d'Etat à l'Industrie Christophe Sirugue. «Pour ce faire, poursuit le ministre, l’Etat (qui détient 33% de STX France NDLR) bénéficie du levier de sa minorité de blocage dans le capital de STX France et des droits qui lui sont conférés par le pacte d’actionnaire.»

 

 

Plusieurs candidats au rachat

    

Jusqu'à présent, la justice coréenne semblait favorable à une vente séparée de STX France afin de récupérer rapidement du cash. Plusieurs repreneurs étaient sur les rangs : un consortium autour du néerlandais Damen avec des croisiéristes et même de la région Pays-de-la-Loire. La candidature de l'italien Fincantieri associé au chinois CSSC pour construire des paquebots en Chine était aussi évoquée. 

 

 

Une hypothèse mal vue par l'Etat français, craignant de laisser la porte ouverte à ces «Chinois aux poches profondes qui peuvent viser ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant