Chantiers de Saint Nazaire: le sud-coréen STX évite la liquidation

le , mis à jour à 15:46
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Chantiers de Saint Nazaire: le sud-coréen STX évite la liquidation ( AFP/Archives / FRANK PERRY )
Chantiers de Saint Nazaire: le sud-coréen STX évite la liquidation ( AFP/Archives / FRANK PERRY )

Les banques créancières du groupe sud-coréen STX Offshore and Shipbuilding, majoritaire dans les chantiers navals de Saint-Nazaire, ont approuvé vendredi de justesse le plan de restructuration de sa dette, évitant ainsi sa liquidation.

Cet accord est intervenu une semaine après que le tribunal de commerce du district central de Séoul eut annoncé que quatre sociétés étaient candidates au rachat du groupe, jadis quatrième constructeur sud-coréen.

STX Offshore and Shipbuilding se débat depuis des années avec des pertes croissantes provoquées par une gestion défaillante et une demande mondiale en berne.

Les chantiers de Saint-Nazaire, détenus pour un tiers par l'Etat français, sont sa seule filiale rentable.

Un expert-comptable nommé par le tribunal a présenté vendredi les conclusions de son étude, estimant que STX pourrait lever 1.000 milliards de wons (787 millions d'euros) d'ici 2026 au travers de ses activités, de la vente d'actifs non essentiels et de nouveaux emprunts.

"Le plan de réhabilitation est jugé faisable", a-t-il dit dans son rapport, selon un journaliste de l'AFP sur place.

En cas de rejet du plan, le groupe qui a demandé en mai son placement en redressement judiciaire aurait été liquidé.

La justice sud-coréenne s'était refusée la semaine dernière à identifier les quatre candidats au rachat de STX. Le Seoul Economic Daily avait, en citant des sources proches du secteur, rapporté que le néerlandais Damen, l'italien Fincantieri et le groupe naval français DCNS étaient sur les rangs.

Le quotidien Ouest-France se montrait vendredi plus précis, citant le nom des quatre candidats repreneurs. Il s'agirait "de deux groupes asiatiques : China State Shipbuilding Corporation (CSSC) et Genting Honk Kong. Et de deux Européens: le Néerlandais Damen appuyé par deux croisiéristes (le Suisse MSC et l'Américain RCCL), et l'Italien Fincantieri, concurrent de STX. Le groupe naval militaire français DCNS s'associerait à l'un de ces deux derniers candidats".

Mais pour l'heure, regrettait vendredi François Janvier de la CFE-CGC, "nous n'avons reçu aucune information officielle, ce ne sont que des supputations". Difficile de prendre position, complétait-il, alors qu'"aucun candidat ne nous a présenté son projet".

Construction du navire de croisière Oasis 4 aux chantiers navals de Saint-Nazaire, le 2 septembre 2016
Construction du navire de croisière Oasis 4 aux chantiers navals de Saint-Nazaire, le 2 septembre 2016 ( AFP/Archives / LOIC VENANCE )

STX France, qui compte 2.600 salariés et fait travailler environ 5.000 sous-traitants, est en pleine forme. L'entreprise dispose d'un carnet de commandes très bien rempli, avec 14 paquebots de croisière à construire d'ici 2026 pour deux gros clients, l'italo-suisse MSC Croisières et l'américain Royal Caribbean.

STX France avait été revendu à STX en 2008 par le Norvégien Aker Yards, qui l'avait racheté en 2006 à Alstom.

STX Offshore & Shipbuilding est sous le contrôle de ses créanciers depuis 2013, dont la banque publique Korea Development Bank. Ceux-ci ont lâché plus de 4.000 milliards de wons (plus de 3 milliards - bien milliards - d'euros) pour l'aider à faire face à ses échéances.

Mais cela n'a pas suffi à remettre l'entreprise à flot et son endettement total atteignait 7.300 milliards de wons (environ 6 milliards - bien milliards - d'euros) en juin.

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  • DADA40 il y a 4 semaines

    Bizarre : lorsque les chantiers étaient français, ils perdaient de l'argent. Maintenant, ils en gagnent. Cherchez l'erreur (du coté de la C G T ?)