Chantal Jouanno prend ses distances avec Jean-François Copé

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Chantal Jouanno prend ses distances avec Jean-François Copé
Chantal Jouanno prend ses distances avec Jean-François Copé

PARIS (Reuters) - La sénatrice de Paris Chantal Jouanno a pris ses distances lundi avec le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, se disant plus proche des positions du Premier ministre, François Fillon, ou du ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé.

Dans un entretien publié au lendemain de l'élection du socialiste François Hollande à la présidence de la République, l'ancienne ministre des Sports dit attendre de l'UMP qu'elle renoue avec ses valeurs, attribuant la défaite de Nicolas Sarkozy à la droitisation de sa campagne.

"Ce que (Jean-François Copé) a défendu, sur le rapport au FN, sur l'immigration comme thème dominant, sur l'environnement ou les questions de société (le mariage des homosexuels notamment), ne me convient pas", déclare Chantal Jouanno dans une interview à l'hebdomadaire Marianne.

"Je suis plus à l'aise avec les positions d'Alain Juppé, ou celles de François Fillon - si toutefois il ne considère plus qu'évoquer le front républicain est 'contre-productif et stupide'", ajoute-t-elle, faisant référence aux critiques émises par François Fillon à son endroit après qu'elle a fait savoir qu'elle appellerait à voter socialiste en cas de duels PS-FN aux élections législatives du mois prochain.

La défaite de Nicolas Sarkozy ouvre une période agitée pour l'UMP, réunie en bureau politique lundi après-midi. Une guerre de succession se profile du fait du retrait du président sortant, avec en première ligne Jean-François Copé, François Fillon et, comme arbitre possible, Alain Juppé.

Le parti de droite mènera la campagne pour les scrutins des 10 et 17 juin derrière un collectif composé notamment de ces trois hommes, a déclaré lundi Xavier Bertrand, ancien secrétaire général du parti.

Pour la sénatrice de Paris, qui souhaite la tenue de primaires "ouvertes et transparentes", le "renouveau" de l'UMP dépendra en partie d'une position claire sur l'attitude à adopter en cas de duels PS-FN aux élections législatives.

"Nous reviendrons en redevenant logiques avec nous-mêmes et nos valeurs. (...) En validant les mots et l'agenda du Front national, ou en donnant le sentiment de les valider, nous avons perdu des points dans la présidentielle", estime Chantal Jouanno. "Si nous avions fait campagne sur les thèmes essentiels - l'économie, le redressement financier, les déficits, la compétitivité - nous aurions pu convaincre les Français".

"Dans un parti qui serait dirigé par la droite populaire ou qui ferait des concessions au Front national, je n'aurais pas ma place. Mais si l'UMP se retrouve, accepte un mouvement écologique et moderniste, j'y serai", poursuit-elle.

Chine Labbé, édité par Patrick Vignal

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  • speedy36 le lundi 7 mai 2012 à 17:23

    le 1er problème des français, c'est le pouvoir d'achat, le 2e, l'emploi - à nous bassiner avec l'immigration, vous soulevez la haine et la peur --- Le Hallal, matin, midi et soir, bizarre, on parle pas des nems et des rouleaux de printemps

  • M6437502 le lundi 7 mai 2012 à 17:17

    Exact M863.Par ailleurs il faut quand même se rappeler de François 1er:"souvent femme varie,bien fol est qui s'y fie".A part Rachida Dati ,il semble que l'UMP ait quelques désillusions à ce sujet.Un livre à conseiller:ces Maires qui courtisent l'Islamisme de joachim Véliocas.Quand donc auront-ils compris ce que nous réserve l'Islam?

  • M8637171 le lundi 7 mai 2012 à 16:38

    Pas sûr! ensuite faire campagne sur les thèmes de l'insécurité et de l'immigration ce n'est pas faire campagne sur des thèmes d'extrême droite. C'est faire campagne sur les problèmes qui se posent à tous les pays au monde et plus particulièrement à la France.