Champions Cup : le Racing à fleur de peau

le , mis à jour à 10:51
0
Champions Cup : le Racing à fleur de peau
Champions Cup : le Racing à fleur de peau

« Parler de la gestion d'un groupe quand on sait ce que des familles peuvent vivre, c'est très secondaire. » Laurent Travers, le coentraîneur du Racing, n'a pas souhaité en dire plus. Nous cherchions à savoir comment le staff francilien avait traversé les quinze derniers jours, marqués par la très médiatisée affaire des corticoïdes et le report du match face au Munster après le décès soudain de leur coach, Anthony Foley, victime d'un oedème pulmonaire.

 

Mais Travers n'a pas souhaité s'épancher. « On a hâte d'être sur la pelouse, clame juste l'entraîneur à l'heure de défier les Tigres de Leicester. On a envie de revenir aux valeurs, au sport, à ce qui fait notre passion. »

 

Même les courriers reçus mardi mettant hors de cause les trois joueurs concernés par l'affaire des corticoïdes (Carter, Imhoff, Rokocoko) n'ont pas vraiment allégé le climat. « On ne s'attendait pas à autre chose, balaie Travers. Donc, ce n'est même pas un soulagement. »

 

De source interne, on sait que la publication par « l'Equipe » de la présence de corticoïdes dans les urines de trois joueurs au soir de la finale du Top 14 a laissé le groupe KO. Le staff a dû jouer sur la colère pour donner envie à ses troupes écoeurées d'aller défier le Stade Français le lendemain. Depuis, chaque joueur cherche à garder la tête au rugby, ce qui n'est pas toujours simple. Dan Carter, qui effectue aujourd'hui son retour après quatre semaines d'absence pour soigner une douleur au mollet, a très mal vécu de voir son quotidien pollué par cette affaire.

 

La tragique disparition de Foley, alors même qu'il partageait quelques bières peu d'heures plus tôt avec Ronan O'Gara et Casey Laulala, a troublé un peu plus la vie des Franciliens. « C'est affreux et compliqué, résumait, jeudi, Maxime Machenaud. Nous avons surtout été tous solidaires de Ronan (NDLR : O'Gara, ami de Foley). C'est la vie aussi d'être là, comme une ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant