Championnat d'Europe (H) : Les Espagnols n'ont pas aimé l'accueil des Lillois

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Championnat d'Europe (H) : Les Espagnols n'ont pas aimé l'accueil des Lillois
Championnat d'Europe (H) : Les Espagnols n'ont pas aimé l'accueil des Lillois

Sur les ondes de Onda Cero, le président de la fédération espagnole de basket est revenu sur le sacre de la sélection. Et José Luis Saez n'était pas vraiment content de l'accueil du public lillois pour ses joueurs.

Il n’a pas fallu attendre que la Roja soit sacrée pour la troisième fois dans un EuroBasket, rentrant dans le même temps dans le cercle fermé des triples vainqueurs de la compétition, pour entendre l’hostile accueil réservé par le public de Pierre Mauroy à ses joueurs. La rivalité France-Espagne étant telle que le public n’a guère accepté de voir les Ibères concourir pour l’or après les cruelles circonstances de la demi-finale trois jours plus tôt. Dès la Marcha Real, des sifflets sont descendus des gradins. De même lorsque Rudy Fernandez prit un énorme tampon sur un écran béton de Jankunas. Et ce, jusqu’à la remise du trophée de MVP à Pau Gasol. Des huées que n’a guère goutées José Luis Suarez, le président de la fédération espagnole.

« Ça m’a gêné, je le dis sincèrement » a-t-il expliqué dans l’émission Al Primer Toque sur la radio Onda Cero. « On ne doit pas siffler un hymne, c’est une question de respect. Siffler un hymne n’est pas un acte de liberté mais un manque de respect. Un joueur aussi grand que Pau Gasol, avec ce qu’il a réalisé, jamais, il ne doit être conspué. Chacun a sa rivalité mais manquer à ce point de respect à une sélection… » a-t-il regretté avant d’ajouter : « Des personnages comme Gasol ou Parker, quand ils se présentent sur le parquet, l’unique chose à faire c’est de les applaudir ».

Des propos sur la même ligne que les déclarations de Felipe Reyes, juste après le match : « Ce n’est pas du sport. Je n’ai jamais vu un speaker d’un camp appelant à huer une autre équipe. Cette sélection ne mérite pas le traitement qu’elle reçoit ». S’il est vrai que les sifflets, notamment lors de l’hymne, paraissaient inutiles, la position de victime dans laquelle se pose le basket espagnol, qui a du connaître d’autres ambiances au moins aussi hostiles, ne va pas plaider sa cause auprès des supporters français. Heureusement pour les compagnons du MVP de cet Euro, l’ingratitude franchouillarde est terminée. Les nouveaux champions d’Europe ont rapidement traversé les Pyrénées pour fêter le titre à la casa.

Maxime HABERT 

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