Championnat d'Europe (H) : Le passage de témoin a commencé chez les Bleus

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Championnat d'Europe (H) : Le passage de témoin a commencé chez les Bleus
Championnat d'Europe (H) : Le passage de témoin a commencé chez les Bleus

Depuis le début de l'Eurobasket, alors que les cadres ont parfois tapé dans le dur, les jeunots ont brisé la glace. Les rotations de Vincent Collet, la symbiose entre cuvées, et la compétition préparent déjà les Bleus à l'après " génération Zadar ".

La première phase de groupe passée, on attendait le réveil de Tony Parker. Face aux Turcs, et une défense qui l’avait ciblé, comme beaucoup d’autres, TP a su, au contraire, « s’effacer et laisser ses coéquipiers jouer ». « C’est un très bon signe. Mieux l’équipe joue, mieux c’est pour moi » confirmait-il à la fin du huitième de finale. « C’est le même type d’équilibre à trouver avec les Spurs ou les Bleus. C’est important de ne pas forcer quand l’équipe joue bien. En plus, les défenses sont concentrées sur moi ».

Nouvelles têtes de vainqueurs 

Depuis le début de la compétition, le meneur des Spurs, à la peine physiquement, semble empiler toute la pression sur le dos. En allégeant, par la même, les épaules de la mature (88-89) et de la jeune génération (91-92), qui ont déchargé, du même coup, tous leurs bagages athlétiques et techniques. La métamorphose De Colo, plus responsabilisé, y prend source. De même que les solides performances d’Antoine Diot avant qu’il ne se blesse. Seul Batum, entre rôle multidimensionnel et statut particulier, paraît un brin hésitant. Le premier tour, face à des équipes à portée, et avec des cadres économisés, a pu poser les bases d’un nouveau leadership et alternativement, les contours d’une nouvelle équipe. 

Une flamme loin d’être éteinte

Le coaching de Vincent Collet est également à souligner. Le sélectionneur a parfaitement géré son groupe, trouvant, à chaque match, un facteur X différent. Il a également placé toute sa confiance dans la nouvelle vague. De Rudy Gobert, lancé dans le grand bain l’an dernier, et qui a aujourd’hui imposé ses grandes palmes de nageur dans la raquette. En passant par Evan Fournier, grippé au tir en début de compétition, dénoué face aux Israéliens puis fiévreux face aux Turcs. Jusqu’à Joffrey Lauvergne, piqué en préparation par le coach strasbourgeois puis aligné avec son géant copain, pour former l’une des paires les plus redoutables de cet Euro. Avec ces jeunes pousses, en ajoutant Léo Westermann, le tacticien des Bleus commence à dessiner les contours de la nouvelle équipe de France, même si ce n’est pas là l’objectif principal des Bleus. 

Fournier se fout des JO

« Moi, les Jeux Olympiques, je m’en fous ! Ce que je veux, c’est gagner l’Euro. Je ne veux pas terminer deuxième et me dire : je suis quand même content parce que l’équipe de France ira aux Jeux…», réagissait Evan Fournier après la victoire à Lille, dans les colonnes du Progrès. Le match face à la Turquie s’inscrit pourtant comme une ébauche de la prise de pouvoir croissante des deux générations. Dignes successeurs de celle qui traçait à Zadar (où Parker et sa génération avaient été sacrés champions d'Europe juniors en 2000), l’esquisse d’une équipe de France dorée, et qui tirera, par le tournoi de qualification olympique ou une place de finaliste à son Euro, sa révérence à Rio. Les JO sonneront alors comme un passage de flambeau.

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