Championnat amLeague : pour les institutionnels, le talent des gérants n'a pas de frontières

le
0
(NEWSManagers.com) - La table ronde Newsmanagers-amLeague qui s'est tenue jeudi 17 mars entre " asset managers" et investisseurs institutionnels a été l'occasion pour les gérants de détailler leurs gestions, plus libres dès lors qu'il s'agit de séduire une clientèle institutionnelle. Stéphane Cadieu, directeur de la gestion de Federal Finance, a néanmoins insisté sur le fait que la clientèle de particuliers de sa maison, filiale du Crédit Mutuel Arkéa, avait aussi de l'appétence pour les mêmes produits que ceux développés pour les institutionnels. Ce qui a conduit l'établissement à ouvrir ces produits " institutionnels" à la base, aux réseaux " classiques" . Dans tous les cas, le gérant a rappelé que la gestion de Federal Finance était avant tout une gestion de conviction...
Pour sa part, Jeffrey Taylor, responsable de la gestion Actions européenne chez Invesco Perpetual, a expliqué que sa conception de la gestion n'était donc pas trop éloignée de celle de Stéphane Cadieu, puisque un certain nombre de clients institutionnels sont venus chez Invesco avant tout parce qu'ils aimaient le style de produits fabriqués pour la clientèle " retail" ? Et ce d'autant que, pour le gérant britannique, ces différentes clientèles ont un même objectif : enregistrer de la performance !
Egalement présent lors de la table ronde, Nicolas Bouët, directeur général délégué d' Invesco AM, a relevé qu'un établissement comme le sien procurait, par sa taille, des avantages importants aux investisseurs. Pour autant, le responsable d' Invesco AM a estimé que dans le monde institutionnel, il y avait une exigence du client français qui fait que les sociétés anglo-saxonne n'ont pas toujours les mêmes facilités, le même accès ou la même ouverture que certaines sociétés de gestion de l'Hexagone. Pour différentes raisons qui peut être liées au langage ? l'anglais peut constituer une barrière ? ou à sa culture - une caisse régionale peut préférer s'entretenir avec les gérants en direct, et de fait, sera gênée de ne plus pouvoir le faire avec des gens qui sont basés à Londres, aux Etats-Unis.
Philippe Dutertre, président du directoire d' Agicam, a néanmoins contesté cette analyse. Selon lui, le marché institutionnel français ne saurait être étroitement hexagonal, car " le talent n'a pas de frontières" . L'enjeu véritable réside dans le cadre réglementaire, l'analyse de la société de gestion et la documentation. Ainsi, environ la moitié des 80 gérants avec lesquels travaille Agicam sont des étrangers.
Pour sa part, Arnaud Lafarge, directeur financier de Prépar-Vie, ne partage pas non plus l'analyse selon laquelle les investisseurs français resteraient purement franco-centrés, mais " on ne peut pas considérer que l'on va investir chez des étrangers avec la même facilité que des Français, sauf si on est un groupe international" . Pour sa part, Prépar-Vie attache une grande importance à d'autres critères comme la stabilité des équipes de gestion. Son souci est de diversifier, pour ne pas être trop impliqué dans les fonds et pour des raisons comptables ainsi que de contraintes d'IFRS. En tout état de cause, Prépar-Vie affiche seulement 5 % d'actions dans son portefeuille et compte même réduire cette allocation.

info NEWSManagers

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant