Chambres à gaz, «détail» de l'Histoire : Jean-Marie Le Pen «maintient»

le , mis à jour à 12:06
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Chambres à gaz, «détail» de l'Histoire : Jean-Marie Le Pen «maintient»
Chambres à gaz, «détail» de l'Histoire : Jean-Marie Le Pen «maintient»

Quand on pense aux dérapages de Jean-Marie Le Pen, les chambres à gaz des nazis «détail de l'Histoire» arrivent souvent en tête. Ce jeudi matin, l'ex-président du Front national a de nouveau clairement assumé cette idée : «Je maintiens, je crois que c'est la vérité», a-t-il lâché sans sourciller sur BFM TV. De quoi compliquer encore la tâche de sa fille, Marine Le Pen, qui tente sans cesse de faire oublier les propos de plus en plus décomplexés de son père. Elle a rapidement fait savoir ce jeudi qu'elle était en «désaccord profond» avec lui.

Répétant qu'il n'avait jamais regretté cette phrase, «à aucun moment», Jean-Marie Le Pen a insisté: «Ce que j'ai dit correspondait à ma pensée, que les chambres à gaz étaient un détail de la guerre, à moins d'admettre que c'est la guerre qui était un détail des chambres à gaz... On a instrumentalisé cette affaire contre moi en y introduisant un soupçon d'antisémitisme, alors que je mets au défi quiconque de citer une phrase antisémite dans ma vie politique!»

Père et fille en «profond désaccord»

Et de mettre sur le même plan «un éclat d'obus qui vous déchire le ventre, une bombe qui vous décapite, une chambre qui vous asphyxie, tout ça c'est assez ignoble, c'est vrai. La guerre est horrible vous savez.» Au FN, «il y a de tout», a-t-il poursuivi. Des «fervents gaullistes» et des «fervents pétainistes».

VIDEO. Jean-Marie Le Pen persiste sur les chambres à gaz

L'été dernier, Jean-Marie Le Pen s'était sérieusement mis les «jeunes» du parti frontiste à dos en sapant tous leurs efforts pour «dédiaboliser» le désormais «rassemblement bleu marine». Le patriarche avait une énième fois fait une sortie fracassante teintée d'antisémitisme en évoquant une «fournée» d'artistes hostiles au FN, dont Patrick Bruel, Madonna ou encore Yannick Noah. Sa fille avait alors admis une «faute politique».

Contactée ce jeudi par Europe 1, elle a ...

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  • M7097610 le jeudi 2 avr 2015 à 16:45

    même Churchill valide cette affirmation. Les alliés n'ont jamais bombardé les camps car ce n’était pas un objectif stratégique. Cela est regrettable mais c'est comme cela, l'Histoire est tragique. (merci de ne plus censurer)

  • lsleleu le jeudi 2 avr 2015 à 11:00

    Papy est un provocateur alors il provoque ! Espéront qu'il ne devienne pas le doyen de l'humanité .