"Chacun a le droit de porter ce qu'il souhaite" Il nous explique pourquoi:
Le 5 juillet, réunis en assemblée extraordinaire à Zurich (Suisse), les membres de l'International Football Association Board (IFAB) - gardien des règles du football mondial au sein de la Fédération internationale de football (FIFA) - ont approuvé à l'unanimité le port du voile pour les joueuses. Cette autorisation, valable pour une période d'essai, a été saluée à travers le monde musulman. "Cette décision, attendue avec impatience, fait notre très grande joie", a déclaré cheikha Naïma Al-Sabah, présidente de la commission du sport féminin au sein de la Fédération koweïtienne de football. Jacques Rogge, président du Comité international olympique (CIO), s'est également félicité.
Mais ce n'est pas le cas partout. En France, la décision a déclenché une polémique. La Fédération française de football (FFF) a indiqué qu'elle n'autoriserait pas les joueuses à porter le voile. Des associations féministes se sont aussi indignées de la décision de la FIFA.
Le prince Ali Ben Al-Hussein de Jordanie, vice-président de la FIFA, a soutenu l'autorisation du foulard sur les terrains. Il nous livre son point de vue.
Pourquoi avoir autorisé le port du voile ?
Quelques mois après mon élection comme vice-président de la FIFA, il y avait eu une rencontre à Amman entre la Jordanie et l'Iran [en juin 2011]. C'était un match qualificatif pour les Jeux olympiques de Londres. L'arbitre avait décidé d'interdire l'équipe iranienne parce que toutes les joueuses portaient un voile. Elle avait été disqualifiée et nous avions gagné ce match sur tapis vert. Pour moi, c'était un vrai problème d'autant que trois joueuses de ma propre équipe avaient également été exclues car elles portaient le voile. Il s'agissait, entre autres, de notre gardienne la capitaine, et d'une avant-centre. Avec ces joueuses de grande qualité, nous aurions dû avoir une ...
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