CGG renoue avec les bénéfices, vise une croissance de 25%

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PARIS (Reuters) - CGG a renoué avec les bénéfices en 2012, mais l'amélioration des résultats est moins forte qu'attendu malgré une meilleure efficacité opérationnelle de ses navires et une augmentation des prix au second semestre dans les services.

Le spécialiste français des services et équipements géophysiques, qui bénéficie de la hausse des budgets d'exploration de l'industrie pétrolière, vise également pour 2013 une croissance d'environ 25% de son chiffre d'affaires, une amélioration de la marge d'Ebit ainsi que de la rentabilité des capitaux employés en réduisant le coût de sa dette.

"La perspective de croissance est décevante par rapport aux attentes du consensus, 25% de croissance, ce ne sera sans doute pas suffisant pour réaliser les résultats espérés par le marché", commente un analyste à Paris.

Les analystes interrogés par Thomson Reuters I/B/E/S visaient pour 2013, avant cette publication, une croissance de 30% du chiffre d'affaires et une marge opérationnelle portée à 16,8%, contre 11% en 2012.

L'action signe d'ailleurs l'une des plus fortes baisses de l'indice SBF 120 avec un repli de 2,11% à 20,41 euros à 10h11, ramenant la capitalisation boursière du groupe à 3,6 milliards d'euros (-10% depuis le début de l'année).

CGG a enregistré en 2012, avant l'impact net des éléments non-récurrents liés à l'acquisition de la division Géoscience de Fugro, un résultat net de 122,6 millions de dollars (93 millions d'euros), contre un perte de 14,3 millions en 2011, un résultat opérationnel de 365,4 millions (+78%) et un chiffre d'affaires de 3,41 milliards (+7%).

Après l'impact net des éléments non-récurrents, le résultat net ressort à 91 millions de dollars.

"Comme annoncé dans le cadre du plan (de Performance de 2010, NDLR), CGG a également mené à bien un ambitieux programme de maîtrise de coûts, avec une baisse très sensible des frais généraux", souligne dans un communiqué Jean-Georges Malcor, directeur général de CGG.

Sa génération de trésorerie disponible (free cash flow) est restée positive à hauteur de 63 millions de dollars, contre 94 millions en 2011.

Selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S, les analystes attendaient en moyenne pour 2012 un résultat net part du groupe annuel de 172 millions de dollars, un résultat opérationnel de 436 millions et des ventes de 3,6 milliards.

Les performances du groupe au quatrième trimestre ont été freinées par un marché brésilien où des projets importants ne se sont finalement pas concrétisés.

Alexandre Boksenbaum-Granier et Benjamin Mallet

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