CGG-Les actionnaires voteront le 31/10 sur le plan de sauvetage

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    PARIS, 25 septembre (Reuters) - Les actionnaires de CGG 
 GEPH.PA  se prononceront le 31 octobre sur le projet de 
restructuration financière du spécialiste des services et 
équipements géophysiques, à l'occasion d'une assemblée générale 
qui s'annonce cruciale pour éviter un placement en redressement 
judiciaire de la société. 
   CGG aura besoin de l'accord des deux tiers des actionnaires 
présents ou représentés lors de cette assemblée générale 
extraordinaire - convoquée dans un avis publié lundi - afin de 
mettre en œuvre son plan, qui doit lui permettre de réduire sa 
dette et de lever 500 millions de dollars (420 millions d'euros 
environ) après des années plombées par la réduction drastique 
des investissements des majors pétrolières . 
    Le vote s'annonce crucial car la restructuration financière 
de CGG se déroule à la fois en France et aux Etats-Unis, avec 
des procédures complexes qui doivent être mises en oeuvre en 
parallèle - et selon un calendrier serré - pour garantir au 
groupe un niveau de liquidités suffisant. 
    "L'option d'une deuxième AG n'est pas vraisemblable. Si elle 
ne vote pas en faveur du plan, CGG aura de graves problèmes de 
liquidités et repartira dans une période de grande incertitude 
qui risque d'aboutir au démantèlement de la société", a déclaré 
à la presse son directeur général, Jean-Georges Malcor. 
    Le plan est basé sur la réalisation, dès le début 2018, 
d'une très forte réduction de la dette et de son coût, et de 
l'apport de "new money" à hauteur de près de 300 millions de 
dollars de liquidités nettes, a-t-il ajouté. 
    "Nous n'aurons pas le temps de recommencer un nouveau 
processus", a-t-il souligné. 
    En cas de vote positif, CGG devra encore obtenir l'aval de 
la justice française pour pouvoir concrétiser sa restructuration 
financière, qui inclut 375 millions de dollars de nouvelles 
obligations et une augmentation de capital de 125 millions, avec 
une conversion totale en capital de sa dette non-sécurisée 
existante de 1,9 milliard.  
    Fin juillet, les comités de ses créanciers en France se sont 
prononcés en faveur du projet de plan de sauvegarde, que des 
porteurs d'obligations - détenant quelque 23% des Océanes du 
groupe - contestent toutefois en justice. 
    L'association d'actionnaires individuels RegroupementPPlocal 
(PPlocal) a fait savoir qu'elle s'opposait aux modalités de la 
restructuration financière et qu'elle défendrait les droits et 
les intérêts des actionnaires lors de l'assemblée générale. 
    CGG compte notamment parmi ses principaux actionnaires 
Bpifrance (9,4% du capital), qui avait rejeté une première 
mouture de sa restructuration financière en mai et ne s'est pas 
encore prononcée sur le projet actuel. 
    Selon une source proche du dossier, la banque publique a 
décidé de réserver sa position sur le vote. 
    Ces dernières années, CGG a largement remodelé son 
portefeuille d'activités et réduit ses effectifs, passés de 
11.000 personnes à fin 2012 à quelque 5.500 aujourd'hui. 
 
 (Benjamin Mallet, avec Matthieu Protard, édité par Pascale 
Denis) 
 

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