Cette start-up paie les locataires sortants pour trouver leurs remplaçants

le
0

Et si le locataire sortant jouait les agents immobiliers pour recruter son successeur ? L’idée proposée par la start-up Lokora permet de rémunérer (un peu) celui qui s’en va tout en limitant la facture pour le propriétaire.

Réveillez l’agent immobilier qui sommeille en vous! C’est ce que propose Lokora, une jeune société se présentant comme une «agence immobilière collaborative». L’idée est simple: proposer au locataire sortant de préparer une petite annonce sur l’appartement qu’il occupe et d’assurer les visites, contre rémunération. Pas question de s’enrichir pour autant: le paiement est limité à une semaine de loyer, avec un minimum de 100 euros et un plafond de 300 euros.

Une formule qui devrait séduire en priorité un public jeune et étudiant. «C’est sûr, un dentiste qui quitte son appartement de 200 m² ne sera peut-être pas intéressé par les 300 euros que nous proposons!», admet Lucie Galichon, co-créatrice de Lokora. «Avec cette formule, nous voulions proposer une méthode pour la relocation bien moins chère que les agences immobilières et à des horaires plus pratiques pour les locataires, en dehors des heures de bureau», souligne-t-elle. Et au passage, mettre un peu de beurre dans les épinards pour celui qui déménage.

Un demi-mois de loyer

Au locataire sortant de faire les photos, rédiger l’annonce, la partager sur les réseaux sociaux avant d’assurer les visites. De son côté, Lokora sélectionne les dossiers correspondant à la recherche du propriétaire, planifie les visites (sur la base des disponibilités du locataire) et vérifie l’authenticité des pièces justificatives avant. Lorsque la relocation est effective, le locataire sortant et Lokora se rémunèrent chacun à hauteur d’une semaine de loyer.

Au total, la prestation ne coûte donc qu’un demi-mois de loyer au propriétaire et c’est gratuit pour le locataire entrant, en théorie du moins. Car si la loi Alur empêche que les frais d’agence supportés par le locataire entrant soit supérieurs à ceux réglés par le propriétaire, ce dernier devrait pouvoir refacturer la moitié des frais qu’il règle à Lokora. «Nous avons des demandes dans ce sens, reconnaît Lucie Galichon, et nous devons nous assurer de la légalité de la formule.»

Si pour l’instant les prestations de cette toute jeune société n’ont séduit qu’une poignée de clients en région parisienne , elle s’apprête à nouer des liens privilégiés avec une régie immobilière à Marseille. «Avec la loi Alur qui multiplie les motifs de préavis réduit à un mois, les propriétaires bailleurs craignent plus la vacance de leur bien, souligne Lucie Galichon. Ce genre de formule permet de régler le problème en amont et c’est ce qui séduit actuellement.» Pour parfaire ses prestations, la start-up se rapproche de spécialistes des états des lieux pour réaliser simultanément celui d’entrée et de sortie. Cette fois-ci, pas question de laisser le locataire sortant s’en charger, l’aspect collaboratif a ses limites.

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant