Cette start-up gère votre sous-location en toute légalité

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Lancée il y a quelques mois, Smartrenting se consacre exclusivement à la gestion de sous-locations. Une pratique légale tant que l’on a l’accord du propriétaire et que l’on facture un montant identique à son propre loyer.

Pas facile lorsque l’on est étudiant de continuer à payer son loyer et d’en verser un deuxième le temps d’un stage ou d’une expérience à l’étranger. Comme souvent, c’est sur la base d’une expérience personnelle que la start-up Smartrenting s’est lancée. Son cofondateur, Thibault Martin, s’est rendu compte qu’il n’existait pas de service dédié à la gestion des sous-locations.

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«Durant mon Master, je suis parti 4 mois à Brighton et ai mis mon appartement en sous-location après avoir convaincu mon propriétaire de m’y autoriser, se souvient-il. Mais ensuite, la gestion à distance est une vraie galère et les agences immobilières ne veulent pas s’en charger.» D’où le lancement de sa jeune société, car si la sous-location illégale peut être sévèrement punie, la pratique est parfaitement autorisée si l’on cumule deux conditions: avoir l’autorisation du propriétaire et ne pas facturer un montant supérieur au loyer.

Le propriétaire direct est d’accord dans 80% des cas

En quelques mois d’existence, Smartrenting s’est rendu compte qu’au-delà des étudiants, le concept intéressait aussi les jeunes actifs nomades et les intermittents du spectacle. Pour l’instant, le service n’est proposé qu’à Paris mais il sera lancé à Lyon dès mars, en attendant Bordeaux, prévu en fin d’année. Concrètement pour le locataire qui quitte les lieux, il n’y a rien à faire: la société gère l’entrée et la sortie du sous-locataire ainsi que le ménage et reverse l’intégralité du loyer perçu. Elle peut même stocker ses affaires précieuses ou sensibles. Le sous-locataire de passage paie donc le même loyer auquel s’ajoutent des frais d’entrée, sortie, ménage, assurance et d’éventuelles prestations annexes (linge, conciergerie...). C’est sur ces prestations que l’entreprise fait sa marge.

Mais pour en arriver là, encore faut-il convaincre son propriétaire d’accorder la fameuse autorisation. «Pour obtenir ce document écrit valable sur une période donnée, nous interrogeons les locataires sur le projet qui les pousse à quitter temporairement les lieux et les incitons à transmettre cette émotion, ce projet de vie, à leur propriétaire.» Globalement, la start-up estime que dans 80% des cas, l’autorisation est accordée. Sur cette proportion, l’occupant obtient lui-même l’accord dans trois quarts des cas, la situation se débloquant dans un quart des dossiers après une intervention supplémentaire de Smartrenting. Mais les choses sont beaucoup plus complexes lorsque l’appartement est géré par un professionnel plutôt que par le propriétaire. La part des autorisations s’effondre alors à 20%. D’où le projet de la jeune société de nouer des partenariats avec de grands réseaux de gestionnaires afin d’améliorer ce score.

Prestations touristiques

Pour l’instant, la jeune société ne gère simultanément qu’une quarantaine de logements mais les retours sont très positifs. «Pour le locataire sortant, il ne peut pas espérer toucher légalement plus que son loyer et nous le débarrassons de toute l’intendance», souligne Thibault Martin. À la manière de son illustre aîné, Airbnb, la start-up va aussi miser sur des prestations touristiques, des visites et des bons plans à suggérer aux sous-locataires.

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