Cette start-up aide les étudiants à se loger gratuitement

le
0

Lancé le mois dernier, un site web propose aux étudiants d’échanger gratuitement entre eux une chambre laissée vacante chez les parents ou dans une colocation. Le service est facturé moins de 1 euro par jour.

Alléger le budget logement des plus jeunes, voilà une idée susceptible d’intéresser autant les étudiants que leurs parents. Alors que le logement pèse plus de 50 % du budget d’un étudiant (selon une enquête Unef de 2014), une start-up nantaise a eu la bonne idée de concevoir une plateforme d’échange gratuit en ligne.

L’idée du service, baptisé StudyEnjoy, est toute simple: pour s’inscrire, il faut disposer d’un hébergement vacant, que ce soit une chambre chez les parents, une place dans une colocation voire un hébergement indépendant. Ensuite, il n’y a qu’à espérer qu’un autre membre de la communauté propose un point de chute disponible dans le lieu qui vous intéresse. Les échanges peuvent être de très courte durée (le temps d’un concours, d’un entretien d’embauche…) ou bien plus long (séjour linguistique, semestre d’études à l’étranger…).

L’argent finit par intervenir dans l’échange, mais de façon très marginale. Le service est en effet facturé 0,79 euros par jour d’échange (pour l’étudiant qui s’installe), soit un maximum de 24, 49€ par mois. Par ailleurs, une possibilité purement facultative est suggérée: une participation aux dépenses de la maison (repas, électricité, chauffage, eau…) à hauteur de 3 à 10 euros par jour. Dans ce cas, le site se propose d’intervenir en tiers de confiance, en encaissant la somme pour la reverser à l’hôte en fin d’échange, évitant ainsi toute relation d’argent entre les familles.

Des offres en Espagne et au Brésil

«Nous avons aussi proposé ce système notamment pour ceux qui proposent un logement sans trouver d’offre réciproque», souligne Magalie Chabert, l’un des 5 cofondateurs du site. Soutenue par un accélérateur de start-ups nantais, la structure vise 1500 inscrits pour la fin de l’année. «Pour l’instant nous avons surtout des offres de chambres disponibles au sein de maisons ainsi que des places dans des colocations, explique Magalie Chabert. Comme nous devons encore nous faire connaître, les offres sont surtout française répartie à travers le pays. Mais nous commençons à intéresser pas mal d’Espagnols ainsi que des Belges et des Anglais. Nous avons même une offre au Brésil.»

En grandissant, la structure souhaite effectuer un contrôle approfondi des logements proposés sur le site. Pour l’instant, elle doit se contenter de réclamer aux membres des papiers d’identité et un justificatif de domicile pour s’assurer de l’existence du logement proposé.

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant