Cette nuit, Luke Aikins devait faire un saut de 8 km sans parachute dans le ciel californien

le , mis à jour à 01:08
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Il compte déjà 18 000 sauts avec un parachute. Il ambitionne désormais de s'offrir le premier sans. Aujourd'hui, entre 17 heures et 18 heures (heure de Californie, soit entre 2 heures et 3 heures du matin, dimanche, en France) dans la Simi Valley, à 70 km au nord-ouest de Los Angeles, l'Américain Luke Aikins, 42 ans, va, si les conditions météo le permettent, plonger dans le vide à près de 8 km d'altitude. Sous les yeux de sa femme, de son fiston de 4 ans et de millions de téléspectateurs, le Fangio des airs délesté de voile dans le dos a prévu d'amortir sa chute dans un immense filet de décélération. Cet absorbeur d'impact composé d'un carré de nylon costaud et salvateur, il ne pourra le distinguer précisément qu'à la moitié de sa descente vertigineuse.

Au beau milieu des collines, il devra viser juste s'il ne veut pas être ramassé à la petite cuillère. « La difficulté, ça va être sa gestion du stress, sa capacité à rester lucide. Tout se joue dans la tête », analyse le Français Olivier Henaff, 45 ans, parachutiste totalisant pas moins de 19 000 sauts. Le défi baptisé Heaven Sent (Tombé du ciel) sera retransmis sur le réseau de télévision Fox avec un très léger différé, histoire de pouvoir couper le programme au cas où le pire surviendrait. Luke Aikins a collectionné des dizaines de sauts d'entraînement ces dernières semaines mais toujours équipé d'une voile ouverte à 300 m du plancher des vaches, donc jamais en conditions réelles. « J'ai travaillé avec un psychologue de la performance sportive et avec les meilleurs cascadeurs du monde pour être prêt. Je me sens très confiant pour être là où il faut atterrir », nous confie-t-il.

Pour une fois, ce n'est pas la célèbre boisson énergisante donnant des ailes qui a sponsorisé cette aventure extrême mais une marque de chewing-gums en quête de notoriété.

Lucky Luke (Luke le chanceux), comme on le surnomme, ne cesse de répéter ...

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