« Cette histoire ne modifiera pas mon vote »

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« Cette histoire ne modifiera pas mon vote »
« Cette histoire ne modifiera pas mon vote »

À Poughkeepsie, à 140 km au nord de New York, les panneaux « à vendre » envahissent les vitrines des magasins de la rue principale. « Les commerçants ont quitté la ville, alerte Sam, gérant d'une pizzeria. Parce qu'ils n'arrivaient plus à s'en sortir. Les taxes sont trop élevées dans ce pays. » A demi-mot, Sam prévient qu'il votera pour Donald Trump le 8 novembre. « Ce n'est pas un politicien comme Hillary Clinton, il se préoccupe des petits électeurs comme moi. »

 

A quelques rues du centre-ville, les peintures écaillées des maisons se refont une beauté grâce aux drapeaux américains accrochés aux fenêtres. « Je soutiens Trump depuis le premier jour », intervient Bob, 54 ans, propriétaire d'un garage familial. Même après les propos violemment sexistes du candidat républicain qui viennent de ressurgir ? « Ça date de onze ans. Les démocrates paniquent, donc ils ressortent cette histoire. Ça ne modifiera pas mon vote, ni celui de mes amis. » Bob n'est pas le seul ici à soutenir le milliardaire. Plus de 64 % des républicains du comté de Dutchess — auquel appartient Poughkeepsie — ont voté pour lui aux primaires.

 

Nichée dans la vallée de l'Hudson, la ville compte un peu plus de 30 000 habitants. Il y a près de quarante ans, la région pouvait compter sur l'essor de l'industrie, comme le groupe informatique IBM, qui embauchait des milliers de personnes. Mais dans les années 1990, les entreprises ont commencé à quitter la ville. Les petits commerces ont alors subi la crise de plein fouet. Comme le garage de Bob. « On est submergés par les frais, explique-t-il. Si Trump n'est pas élu en novembre, je mets la clé sous la porte. » Bob se définit comme un républicain conservateur, un pro-armes (« comme Trump »). « Il va empêcher l'immigration illégale, protéger notre pays du trafic de drogue, faire revenir nos entreprises et permettre aux petits commerces de s'en sortir », ...

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