Cette église en fer va être transformée en studio d'enregistrement

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EN IMAGES - Léonore Scherrer, mannequin et fille du couturier Jean-Louis Scherrer vient d’acheter pour 250.000 euros une église en fer en Lorraine. Elle compte y installer un studio d’enregistrement.

L’église en fer, emblématique du bassin sidérurgique lorrain, construite dans les années 30 par la famille Wendel a trouvé preneur. La vente de l’église Sainte-Barbe de Crusnes (Meurthe-et-Moselle) à Léonore Scherrer, mannequin et fille du couturier Jean-Louis Scherrer vient en effet d’être officialisée. A défaut de conserver sa vocation cultuelle ou de servir d’habitation comme un nombre grandissant d’église, celle-ci devrait faire office de studio d’enregistrement.

«Le bâtiment était en vente depuis près de deux ans, rappelle Gilles Larosée, chez Patrice Besse, le réseau d’agences immobilières qui s’est chargé de la vente, l’un des seuls à proposer plusieurs biens immobilier de ce type. Une autre personne s’y était intéressé pour y installer un musée mais le prix qu’elle proposait était trop faible.» La bâtisse était affichée à 250.000 euros, un prix courant pour ces constructions atypiques.

Festival de musique métal

Un tarif qui reste au final assez faible au vu des près de 500 mètres carrés de surface de l’ensemble. Et surtout, les lieux ont bénéficié d’une large rénovation mêlant fonds publics et mécénat (famille Wendel et dons de particuliers) ayant coûté près de 10 fois plus cher: 2,4 millions d’euros! Une chose est sûre, cette construction unique des année 30 entièrement réalisée en fer nécessitera un entretien attentif de son propriétaire, d’autant que le bâtiment est classé monument historique.

«La nouvelle propriétaire a évoqué son souhait d’y effectuer des enregistrement pour son label de musique», explique Gilles Larosée. Clin d’oeil à sa vocation sidérurgique, Crusnes accueille ce samedi 9 mai le festival Musik d’en Fer, mélange de musiques rock et metal. Avec la nouvelle propriétaire de l’église, le village devra sans doute s’habituer à une programmation un peu plus lyrique même si les projets de Léonore Scherrer n’ont pas encore été dévoilés.

L’arrivée du mannequin parisien est diversement appréciée par les habitants. Certains se désolent de voir partir dans le privé un élément du patrimoine des mineurs tandis que d’autres rappelle que beaucoup d’argent a déjà été investi dans la restauration de ce patrimoine. Mais la plupart se résignent dans la mesure où ni l’évéché ni les collectivités locales n’ont plus les moyens aujourd’hui d’entretenir les lieux.

Dès la mi-mai, Léonore Scherrer a prévu de rencontrer le maire de Crusnes, Alain Eckel, et sans doute de préciser ses projets. Loin d’un coup de folie, l’achat de cette église semble tout à fait cohérent dans le parcours de l’énigmatique mannequin. Celle qui est également styliste a lancé en 2010 une ligne de vêtement de deuil et évoquait déjà son souhait d’enregistrer un album de musiques de cérémonies. Confirmant ses goûts gothiques, elle a créé l’an dernier deux sociétés coup sur coup. L’une s’appelle «Leonor Coeffin pompes funèbres» (du nom de sa mère NdlR) tandis que l’autre se dénomme: Leonore Coeffin pompes baptismales et est décrites au registre des sociétés comme un «organisateur de foires, salons professionnels et congrès». Tout un programme.

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