Ceta : entre fantasmes et réalité

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Le 27 octobre, devant la Commission européenne à Bruxelles, deux hommes tendent une banderole Stop Ceta . 
Le 27 octobre, devant la Commission européenne à Bruxelles, deux hommes tendent une banderole Stop Ceta . 

"Nous regrettons finalement que cette discussion, qui est une discussion de principe, tombe sur ce traité avec le Canada, qui est certainement l'un des pays les plus proches de nous au monde, tombe sur ce traité qui est certainement, effectivement, l'un des plus avancés au monde". L'auteur de cette phrase n'est autre que Paul Magnette, le ministre président de Wallonie, celui-là même qui menacait, jusqu'à jeudi matin, d'enterrer définitivement l'accord économique et commercial global (AECG) que l'Union européenne a négocié avec le Canada depuis sept ans, plus connu sous son acronyme anglais, Ceta.

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Peu importe, finalement, les qualités ou les défauts intrinsèques de cet accord touffu disponible en français sur Internet. Débordé sur sa gauche par le PTB, sorte de NPA belge, qui a effectué une percée dans les sondages, à 16 % des intentions de vote, le Parti socialiste wallon était condamné à durcir ses positions. Et à porter la méfiance grandissante des citoyens européens envers le libre-échange, érigé en symbole d'une mondialisation déséquilibrée loin de bénéficier à tous. D'autant...

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  • marcsim5 le vendredi 28 oct 2016 à 12:43

    La marche forcée vers une certaine idée de l’Europe, piétinant au passage toute réflexion en la qualifiant de fantasme, mettra en place une triste réalité à la tête des états nations.

  • M9946587 le vendredi 28 oct 2016 à 11:05

    Tout à fait d'accord avec vous jcaumon2 ! nous allons vers un monde "grandiose" ... on "rit" souvent jaune du système judiciaire américain et on veut le transposer au monde y compris vis à vis des états ... Ce monde est devenu complètement fou, maintenant plus aucun doute à avoir ...

  • jcaumon2 le jeudi 27 oct 2016 à 20:35

    Il ne faut pas être naïf, l'article en question vise clairement à détourner les motivations belges en faisant croire qu'il s'agit d'intérêt personnel de position pour cacher les vrais risques: rendre les états dépendants du monde des affaires CQFD

  • M2286010 le jeudi 27 oct 2016 à 19:21

    Une confirmation éclatante de l'unique objectif des politiques. "...le PTB, sorte de NPA belge, qui a effectué une percée..le PS wallon est condamné à durcir ses positions". Pour un sondage défavorable le PS belge est prêt à mettre à la poubelle un accord qu'il juge être fait avec " le pays le plus proche de nous au monde..." ! Donc, pour une élection, le monde entier peut aller se faire f....(voir) !!!!!