Cet Iran bling-bling qui dérange

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Trois jeunes Iraniens posant, foulard tombant, dans un restaurant de Téhéran.
Trois jeunes Iraniens posant, foulard tombant, dans un restaurant de Téhéran.

Bienvenue à Téhéran, lance d'emblée la page Instagram "RichKidsofTehran" (Les enfants riches de Téhéran). Ici, les mosquées ont laissé place à des gratte-ciel. Les taxis collectifs de 1960 à des Ferrari. Les tchadors noirs à des minijupes. Telle est l'image de la capitale iranienne que souhaite montrer ce groupe créé il y a trois semaines. Étonnant dans une ville où les femmes ont l'obligation de porter le foulard islamique, où l'alcool est interdit, tout comme les relations sexuelles avant mariage. "Voici Téhéran City... Le vrai Téhéran dont vous n'entendez pas parler", affirme une de ces "bombes persanes" maquillées à outrance. "Cette initiative est entièrement logique", explique Sarah, Téhéranaise de 30 ans. "Depuis l'avènement de la République islamique en 1979, les médias occidentaux n'ont fait que montrer des images de pauvreté et de religion en Iran. Or, le monde ne sait rien de l'Iran, un pays où l'on s'amuse autant, si ce n'est plus qu'ailleurs." Sexe, drogue et alcool Les boîtes de nuit ont beau être proscrites, la rue, l'université et les coffee shops sont devenus en Iran le paradis de la drague. La nuit tombée, c'est à l'intérieur de leurs voitures que se retrouvent les jeunes. Vitres ouvertes et caissons de basse poussés au maximum, chaque sexe parade à tour de rôle, avant que ne soient lancées de véritables courses-poursuites effrénées, où le vainqueur décroche le Graal : un numéro de portable. Les...

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