Cet épineux cas Verratti

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Contraint de justifier l'absence de Marco Verratti contre Chelsea mercredi, Laurent Blanc en aurait-il trop dit ? C'est ce que pense Donati Di Campli, agent du milieu italien du PSG et bien moins inquiet que le technicien cévenol pour son joueur.

C’est un sujet de crispation pour le PSG. Et pas seulement. Victime d’une inflammation au pubis qui le gêne depuis des semaines, Marco Verratti est un cas compliqué à gérer pour Laurent Blanc cette saison. L’entraîneur parisien a dû renoncer à aligner son milieu italien, primordial pour la bonne tenue de son équipe dans l’entrejeu, lors du huitième de finale retour de Ligue des Champions mercredi (1-2). Au moment de se justifier, le technicien cévenol n’hésite jamais à rappeler que la blessure dont souffre Verratti en ce moment est avant tout une histoire de repos et qu’il se doit de faire attention à ne pas trop tirer sur la corde. Pour son club d’abord, avec l’objectif C1 toujours atteignable.

« Blanc est entraîneur, pas docteur »

Mais aussi pour l’Euro 2016, que l’ancien de Pescara pourrait disputer avec la sélection italienne dans son pays d’adoption qu’est la France. Le ton alarmant de Blanc suscite de l’inquiétude en Italie en vue du grand rendez-vous de juin-juillet. Et pourtant, il n’y aurait pas lieu de s’inquiéter, d’après Donato Di Campli, agent de Verratti. « Les mots de Blanc ne font qu’ajouter de la confusion, a-t-il expliqué dans l’émission 4-4-2 diffusée sur Sport Mediaset. Blanc est entraîneur, pas docteur, et quand il s’agit des blessures, il devrait au moins consulter de vrais médecins. Conte n’a pas de souci à se faire pour la présence de Verratti à l’Euro. Il souffre d’une blessure normale, une inflammation aux adducteurs comme beaucoup d’autres joueurs. »

Le pari gagnant de Blanc

Sauf que comme pour tout le monde, le mal qui ronge la saison de Verratti est insidieux et revient sans cesse dès qu’on force dessus, comme il a pu le faire lors du match aller contre les Blues à la mi-février (2-1). L’Italien aurait certainement pu faire le même coup si Blanc lui avait demandé de se sacrifier sur la pelouse de Stamford Bridge. Mais l’entraîneur du PSG sait mieux que quiconque qu’il aura besoin de son talisman plus tard dans la saison, pour les échéances européennes à venir. Avec l’avantage acquis lors de la première manche, la deuxième était un obstacle surmontable, y compris en l’absence de Verratti. Les faits ont finalement donné raison au risque pris par Blanc, Adrien Rabiot répondant aux attentes et Paris rentrant à Londres avec la qualification pour les quarts de finale de la C1 dans les bagages.

Conte est venu à Paris

Une réussite sur toute la ligne, même si le manque de maîtrise parfois affiché par les hommes du président Nasser Al-Khelaïfi a certainement un lien avec le forfait de son joyau, recruté pour onze millions d’euros en 2012 et qui en vaut au moins cinq fois plus aujourd'hui. Voilà pourquoi l’Italie s’inquiète pour celui qu’elle voit comme le successeur d’Andrea Pirlo en sélection. Voilà pourquoi Antonio Conte a fait le déplacement jusqu’à Paris, en marge du match aller contre Chelsea, pour s’enquérir de la santé de son joueur et ramener des bonnes nouvelles à la maison. Voilà pourquoi la moindre déclaration de Blanc enflamme les gazettes italiennes. De quoi rendre le cas Verratti encore plus compliqué à gérer pour le coach du PSG.

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