Cesare Prandelli salue les Espagnols tout en exprimant un regret

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Cesare Prandelli salue les Espagnols tout en exprimant un regret
Cesare Prandelli salue les Espagnols tout en exprimant un regret

par Simon Evans

KIEV (Reuters) - A l'heure de rendre hommage aux Espagnols, le sélectionneur italien Cesare Prandelli ne s'est pas montré avare de compliments, même si pour lui subsistera toujours le regret d'avoir bénéficié d'un jour de moins que la Roja pour préparer la finale de l'Euro 2012.

En s'imposant dimanche 4-0 face à l'Italie lors de l'ultime rencontre de ce Championnat d'Europe disputé en Pologne et en Ukraine, l'Espagne a fait son entrée solennelle au panthéon du football mondial.

Champions d'Europe en 2008, champions du monde en 2010, les hommes de Vicente del Bosque ont en effet remporté leur troisième tournoi majeur d'affilée, ce qu'aucune équipe n'avait réussi à faire jusqu'ici.

Au-delà de la défaite et dans un compliment teinté d'admiration, Cesare Prandelli a tenu à saluer cet exploit.

"Ils sont entrés dans l'histoire et ils le méritent. Même si elle joue sans véritable attaquant, c'est une équipe qui pose à son adversaire un nombre incalculable de problèmes", a expliqué en conférence de presse l'ancien entraîneur de la Fiorentina.

Reconnaissant la supériorité technique affichée dimanche à Kiev par les Espagnols, Cesare Prandelli a toutefois déploré le fait que son équipe ait manqué de fraîcheur physique.

"Nous avons joué contre eux en phase de groupes et je pense que nous avions été excellents lors de ce match car nous étions à 100% de notre condition physique", a-t-il souligné.

"PLUS RIEN DANS LE RÉSERVOIR"

"Contre une équipe comme l'Espagne, il faut être d'attaque et en forme", a-t-il poursuivi.

"Je pense que nous avons fait un Euro extraordinaire et mon seul regret est de n'avoir pas disposé de quelques jours supplémentaires pour préparer cette finale ", a complété Cesare Prandelli, en faisant allusion au fait que les Espagnols ont bénéficié de 24h de récupération de plus que les Italiens après les demi-finales.

En beau joueur, le sélectionneur italien a toutefois concédé que les Espagnols avaient bien été les plus forts au Stade olympique de Kiev, même si la sortie sur blessure de Thiago Motta à la 60e, alors qu'il avait déjà effectué ses trois changements autorisés, a, selon lui, certainement un peu faussé le résultat final.

"Ils nous ont complètement dominés ce soir. Il est de notre devoir de les féliciter. Nous avons joué contre une équipe extraordinaire. Ils sont champions du monde et quand vous jouez à dix contre eux, autant dire que le match est terminé", a-t-il estimé.

"Peut-être que nous aurions pu revenir dans la partie en début de deuxième période. Nous avons eu deux grosses occasions mais une fois que Thiago Motta s'est blessé, nous n'avions plus rien dans le réservoir", a-t-il conclu avant de finalement lever le voile sur son avenir, en annonçant qu'il restait à la tête de la Squadra Azzurra.

Olivier Guillemain pour le service français

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