Ces villages où l'on gare son avion devant sa maison

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VIDÉO - Alors que le salon du Bourget ferme ses portes, focus sur les villages aéronautiques. Nés aux Etats-Unis, ces lotissements construits autour d’un aérodrôme se développent en Europe. La France en compte près de dix.

Bon nombre de fans d’aéronautique devront patienter deux ans avant de retrouver le salon du Bourget qui ferme ses portes ce dimanche, mais pour une poignée de passionnés d’aviation, la ronde des avions se vit au quotidien. Installés dans des villages aéronautiques, plus connus sous leur nom anglais, Airpark, ils peuvent garer leur avion à côté de la maison et accéder directement à une piste de décollage.

Un concept qui ne touche qu’une petite minorité de la population, plutôt fortunée, mais qui tend à se développer. Aux Etats-Unis, l’idée est née après la Seconde guerre mondiale et l’on compte près de 400 sites de ce type à travers le pays. Et si le lotissement se limite en général à quelques dizaines de parcelles habitées, le plus grand airpark américain, celui de Spruce Creek à Port Orange en Floride compte pas moins de 1300 maisons!

Ces villages fermés accessibles aux propriétaires et à leurs invités ont finalement fait leur apparition en Europe. On en trouve notamment en Grande-Bretagne, en Belgique et en France avec près de 10 créations et projets. Le doyen des villages aéronautiques français, le Vendée Air Park, a ainsi été créé en 1996 à Talmont-Saint-Hilaire. Mais on en trouve aussi bien dans le Pas-de-Calais que dans la Vienne ou les Landes sans oublier les Hautes-Pyrénées.

Aéro Delahaye, à Verchocq (Pas-de-Calais)

Si ce genre d’infrastructure vise clairement une clientèle aisée, certains de ces villages essaient de souligner leur côté accessible. Sur son site, Aéro Delahaye, installé dans le Pas-de-Calais précise ainsi que les charges d’entretien (incluant notamment les pelouses privées, l’internet ou les assurances) se limitent à 65€ par mois. A l’Europ’air park Gajoubert, installé dans le Haut-Limousin, les estimations des coûts d’entretien sont encore plus faibles: 500 euros par an. Quant au projet Green air park, dans la Vienne, il prévoit une facture plus élevée: 1200 euros par copropriétaire mais elle inclut aussi les coût liés à la station d’épuration et à la station de carburant qui sont prévus et ne figurent pas dans les autres villages.

Quant au coût des parcelles, loties ou non, il n’est pas toujours public. Pour l’Atlantic Air Park implanté en Vendée, les tarifs sont clairement affichés: un gîte avec deux chambres y est proposé à la location pour 500 euros la semaine, un terrain nu (3200 m²) s’y affiche à 120.000 euros tandis que deux maisons sont à vendre pour 450.000 et 760.000 euros. Mais du côté de Biscarosse, les villas cossues se font plus discrètes sur les tarifs: sur 4 propriété à vendre, une seule mentionne directement son prix: 720.000 euros.

Reste une dernière question: ces paradis pour aviateurs ne sont-ils pas un enfer pour les oreilles? L’Europ’air park du haut-Limousin n’évacue pas la question en estimant qu’un résident permanent effectue 100 mouvements par an (un mouvement étant un décollage + un atterrissage) contre 40 pour un résident occasionnel soit 2900 mouvements par an pour ce village, «ce qui est plus qu’acceptable» selon les habitants au vu de ce qui se pratique dans bon nombre d’aérodrome.

Europ’air Park Gajoubert (Haute-Vienne)

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