Ces réfugiés condamnés à rentrer en Syrie

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Une famille syrienne marche à proximité de tentes dans le camp de réfugiés de Zaatari, dans le nord de la Jordanie, en août 2012.
Une famille syrienne marche à proximité de tentes dans le camp de réfugiés de Zaatari, dans le nord de la Jordanie, en août 2012.

"Qu'est-ce que vous attendez de nous ? Qu'on meure en silence ? Le Syrien a deux choix : soit revenir et mourir dans son pays, soit émigrer." Ce cri de désespoir est celui de Mohamed al-Hariri, réfugié de Zaatari, plus grand camp syrien de Jordanie. Et traduit une nouvelle réalité glaçante : alors que des milliers de Syriens tentent la traversée, parfois fatale, vers l'Europe, dans l'espoir d'une vie meilleure, certains d'entre eux décident au contraire de rebrousser chemin et de rentrer dans leur pays, en dépit de la guerre qui y fait rage.

"On assiste à un mouvement accru de départs depuis la Jordanie vers la Syrie", souligne Andrew Harper, représentant du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) à Amman. "En juillet, nous avons enregistré quelque 60 départs par jour. En août, ce nombre est passé à 120, et nous savons que cela va augmenter, malgré l'insécurité dans le sud de la Syrie."

Diminution de l'aide internationale

En cause, la diminution drastique de l'aide humanitaire accordée aux réfugiés syriens en Jordanie. En effet, l'appel de fonds lancé par l'ONU pour l'année 2015 n'a été financé qu'à hauteur de 41 %, forçant le Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM) à réduire ses rations. "Le problème est que le budget de l'aide humanitaire globale n'a pas augmenté malgré la hausse du nombre de crises dans le monde, notamment la guerre en Syrie, un conflit qui...

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