Ces publicités immobilières qui faisait rêver dans Le Figaro après Mai 68

le
2

RETRO IMMO - Alors que la France vient tout juste de sortir de Mai 68, les éditions du quotidien regorgent de publicités immobilières. Lavomatic, piscine et grandes chambres pour « enfants bruyants » font alors rêver.

Après un mois de mai 1968 particulièrement agité, les éditions de juin 1968 du Figaro renferment un nombre impressionnant de publicités consacrées aux programmes immobiliers qui sont en train de sortir de terre. Il s’agit à la fois de rassurer les aspirants propriétaires et de les faire rêver avec ce qui incarne la modernité de l’époque.

Ainsi, la résidence de la Belle Gabrielle, à Nogent-sur-Marne, met en avant le plan «rare» de ses 5 pièces de 145 m² avec triple exposition. On y découvre deux salles de bains , «ce n’est pas un luxe car ces pièces sont toujours occupées au même moment», précise la publicité. Quant aux chambres d’enfants, elles sont prévues avec beaucoup de place et un coin pour s’amuser car «les enfants doivent être bruyants, c’est bon signe». Voilà qui sent le vécu. Pour compléter le tout: la salle de séjour pour Madame car «vous la voulez grande. Vous y recevez, vous y passez des soirées». Et pour Monsieur? Un bureau «où vous vous isolez pour travailler, écrire, ou simplement fumer un bon cigare».

Plus grand quartier résidentiel d’Europe à circulation souterraine automobile

Le Grand Pavois, vaste ensemble de 600 logements dans le 15e arrondissement de Paris qui sera achevé en 1971 met en avant les équipements prévus qui permettront aux occupants de vivre «comme sur un grand transatlantique». Parmi les raffinements au programme: Lavomatic, centre commercial, piscine, garderie d’enfants et «plats cuisinés».

Et que dire de Versailles grand siècle? Le programme se présente en toute simplicité comme «le plus grand quartier résidentiel d’Europe à circulation souterraine automobile». Il n’oublie pas non plus de mettre en avant son «centre commercial en marbre rose et jardins à la française» et ses équipements destinés «aux loisirs, à la culture, à l’éducation de vos enfants et le sport, golf, tennis, piscine olympique, équitation, aviation».

La piscine a décidément la cote en 1968, c’est aussi l’un des arguments de la résidence Chaville la Forêt. Une piscine «privée, couverte et chauffée, avec solarium orienté plein sud, bien abrité du vent... et la forêt tout autour.» A l’époque de la voiture-reine, ces nouveaux programmes en périphérie tentent de vanter un nouvel art de vivre. «Vous refusez l’immeuble parisien qui a toujours les mêmes fastidieuses caractéristiques: le bruit et la promiscuité mais vous ne voulez pas retrouver dans de bvastes ensembles hors de Paris ces mêmes inconvénients?» souligne la publicité pour le Parc de Roquencourt.

Même état d’esprit à Parly 2 où l’on monte à cheval et l’on se baigne dans «la première des huit piscines-clubs». La vie de ces habitants «est transformée depuis qu’ils ont troqué Paris pour Parly 2. Le soir, ils vont dîner au Drug-West qui est ouvert jour et nuit, ou prendre un verre au club-discothèque. Bientôt, ils auront les cinémas du centre commercial le plus moderne et le plus grand d’Europe.» Pas sûr que ce mode de vie fasse encore rêver la même clientèle aujourd’hui.

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • 445566ZM le samedi 16 mai 2015 à 14:29

    Pour être amusant, cet article pourrait citer les prix des appartements. 1 euro actuel représente 1 franc de 1971 (Le Particulier).

  • skiper22 le vendredi 15 mai 2015 à 22:18

    Ben le cinema de Parly 2, maintenant il est fermé. Ah bravo !