«Ces policiers tétanisés, ces fringues gratuites, c'est trop tentant?»

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REPORTAGE - Si les gangs ont mené les charges et les actions les plus violentes, ils étaient entourés de «badauds» de l'émeute, qui ont donné de l'ampleur au pillage.

Envoyée spéciale à Londres

«Les peuples arabes luttent pour la liberté... ces jeunes pour un écran plasma !» ironise Yasar, un commerçant qui a vu son magasin partir en fumée à Croydon, dans le sud de la capitale. «Ce n'est pas une révolte, mais du shopping instantané de masse...», renchérit Yolanda, également attaquée.

Ce déferlement de violence leur semble meaningless (absurde, vide de sens). Ce mot revient dans toutes les bouches. Comme s'il était impossible de comprendre pourquoi les villes anglaises flambent depuis plusieurs jours. Car ce qui ressemblait à une révolte communautaire, dans le quartier pauvre de Tottenham, au nord de Londres après la mort d'un père de famille tué par des policiers dans des circonstances qui font l'objet d'une enquête, a très vite évolué en razzia généralisée.

Les casseurs, d'abord principalement noirs à Tottenham, à l'image du quartier qui regroupe de nombreux Jamaïquains et des familles originaires des C

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