Ces plateformes citoyennes qui veulent "ubériser" la politique

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Ces plateformes citoyennes qui veulent "ubériser" la politique
Ces plateformes citoyennes qui veulent "ubériser" la politique

Parlement et Citoyen, Ma Voix, LaPrimaire.org ou encore Bleu Blanc Zèbre: depuis quelques années, des plateformes citoyennes ont fait leur apparition sur internet avec l'objectif de corriger les failles d'un système politique "à bout de souffle".Les taxis? Ubérisés. Les avocats? En voie d'ubérisation. Les notaires? En résistance. Et si le prochain, sur la liste des métiers en voie de transformation radicale, était la politique française?Abstention galopante, baisse du nombre d'adhérents dans les partis, défiance croissante des citoyens envers les élus... La Ve République multiplie les symptômes d'une crise du système de représentation.Si pour le sociologue Albert Ogien "la société française est de plus en plus politisée, beaucoup de citoyens considèrent néanmoins qu'il n'y a rien à attendre des échéances électorales, ni aucun espoir à mettre dans le militantisme au sein des vieux partis".Pour Grégoire Leclercq, cofondateur de l'Observatoire de l'ubérisation, le phénomène relève du "besoin de s'affranchir des acteurs traditionnels et notamment de l'intermédiaire: en politique, l'intermédiaire, c'est le parti", explique-t-il à l'AFP.Décrits comme des mécanismes essentiels à la vie démocratique dans la Constitution (article 4), les partis sont contestés: 87% des Français estiment ne pas pouvoir leur faire confiance, selon un sondage annuel du Cevipof.Albert Ogien accuse la personnalisation excessive du système: "L'élection du président au suffrage universel est devenu un désastre pour la vie démocratique française. Toute la vie politique a fini par être aspirée par cette course à l'échalote qui assèche totalement les pratiques de la démocratie", tonne-t-il.Pour Alexandre Jardin, fondateur de la plateforme Bleu Blanc Zèbre, qui vise à "fabriquer des solutions pour réparer les fractures du pays" sans passer par les instances élues, "les partis sont des ...

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