Ces jeunes qui restaurent chaque été le patrimoine français

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Cet été, plusieurs milliers de bénévoles vont œuvrer pour restaurer châteaux et domaines, aux quatre coins de la France. Un désir de conserver qui montre que les Français tiennent à leur patrimoine.

«Attirer l’attention sur des monuments que l’on pourrait oublier.» Cette phrase d’Olivier Lenoir, délégué national du réseau REMPART, résume bien l’esprit et l’ambition de ces centaines de camps d’été, organisés pour rénover et restaurer bénévolement des chefs-d’œuvre de notre patrimoine. Chaque année, ce sont plus de 3000 bénévoles - dont beaucoup de jeunes - qui participent à ces chantiers à travers la France, dans plusieurs pays voisins (Italie, Portugal) mais aussi dans des pays beaucoup plus lointains comme la Suède, la Roumanie ou la Chine.

En tout, ce sont 170 associations partenaires qui composent le réseau REMPART. Les quelque milliers de bénévoles qui s’inscrivent chaque été ont donc des profils aussi diversifiés que les chantiers sur lesquels ils s’engagent à travailler. «Il y a beaucoup de Français, mais nous avons tout de même une part d’environ 25% d’étrangers qui participent aux chantiers», explique Olivier Lenoir, qui précise néanmoins que si les nationalités sont nombreuses - il y a des Chinois, des Coréens, des Bulgares - tous viennent chercher une ambiance francophone. Et tous aiment la France. «La première motivation demeure de rencontrer des gens et de travailler en équipe», ajoute Olivier Lenoir.

Une centaine de sites en France et une quarantaine à l’étranger

Quels sont les monuments qui seront rénovés cet été? On compte beaucoup de châteaux, à l’abandon, âbimés par les années et les décennies passées... «Cette année nous organisons par exemple un chantier uniquement destinés aux adolescents au château de Villandraut, une bâtisse médiévale en Aquitaine. En Côte d’Or, nous avons un chantier sur les murs du château de Rochefort, qui est classé monument historique et qui a des airs féériques», raconte Olivier Lenoir. On compte aussi un village en Chine, des maisons traditionnelles d’une médina au Maroc, un cimetière à New-York ou un manoir en Roumanie... En tout, une centaine de sites seront ainsi restaurés en France cet été, auxquels il faut ajouter une quarantaine d’autres chantiers à l’étranger.

Dans ces chantiers, les bénévoles - qui ont globalement entre 16 et 25 ans - feront de la maçonnerie, de la taille de pierre... et seront libres de découvrir les charmes du terroir! «Faire un chantier, c’est vraiment se sentir en contact direct avec le patrimoine, puisqu’on peut le toucher. En y travaillant, on a l’impression d’y laisser un peu de nous, une marque dans le temps, inoubliable», explique Amandine, étudiante à l’école du Louvre, qui a participé à la rénovation du château de Ranrouët, en Loire-Atlantique. Et surtout, on y fait des rencontres. Sans ce chantier, Amandine n’aurait peut-être jamais rencontré Anne-Camille, étudiante en Droit à la Sorbonne.

«Si les conditions sont parfois spartiates, on fait de belles rencontres, de personnes complètement différentes, et on est tous unis pour la même cause. Protéger et conserver notre beau patrimoine», explique Anne-Camille, qui s’est lancée dans cette belle aventure après les encouragements de son frère. Avec un tel enthousiasme, nul doute que les chefs-d’œuvres de notre patrimoine ne tomberont pas dans l’oubli.

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