Ces jeunes Italiens frappés par la marginalité sociale

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À Rome comme à Madrid, une partie de la jeunesse ne trouve pas sa place dans la société.

Un diplôme de sciences politiques en poche, Viola espérait s'affranchir de sa famille en travaillant. À trente-quatre ans, elle se retrouve sans emploi. Son employeur l'a licenciée à la naissance de son enfant. Son compagnon, un cadre commercial, est contraint de faire des petits boulots pour s'en sortir. Le couple gagne moins de mille euros par mois. Il se trouve réduit au seuil de pauvreté. Une condition qui affecte quinze millions de ses compatriotes, 24,7% de la population.

Camilla, 18 ans, a abandonné l'école secondaire avant la «maturità», le bac italien: «À quoi bon poursuivre? Même si j'avais décroché un diplôme, je n'aurais rien obtenu d'autre qu'un poste de femme de chambre.» À 18 ans, elle vit chez sa mère, sans même chercher un travail. Quelque 2,1 millions de jeunes se trouvent dans son cas. On les appelle les «Neet» (un terme anglo-saxon qui veut dire «ni étude, ni travail, ni formation»). Ces jeunes en passe de marginalisation sont en nombre

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