Ces futures stations de métro qui font grimper les prix immobiliers

le
0

INFOGRAPHIE - Selon une étude du réseau Guy Hoquet, les prix des logements s’envolent à Saint-Ouen et Saint-Denis, près des futures nouvelles gares du Grand Paris. Ailleurs, cette perspective permet au mieux d’enrayer la baisse.

Perçoit-on déjà un effet des futures nouvelles gares du Grand Paris sur les prix immobiliers? Dans une enquête réalisée par le réseau Guy Hoquet, seules deux villes de la petite couronne se détachent nettement et permettent de répondre par l’affirmative: Saint-Ouen et Saint-Denis. Il est vrai que si 72 nouvelles gares sont prévues avec l’avènement du Grand Paris Express, la plupart d’entre elles ne seront installées qu’à partir de 2023. Alors que la tendance globale des prix de la pierre est à la baisse, l’effet reste peu perceptible sur la plupart des villes concernées.

En tout cas, à Saint-Ouen, les choses bougent et même «à vitesse grand V» selon Guy Hoquet. Il est vrai que la ville est concernée par le prolongement de la ligne 14 du métro, avec des travaux déjà bien engagés qui devraient être achevés dans près de 2 ans. Une évolution qui expliquerait des tarifs en hausse moyenne de 10 % pour atteindre 4500 euros le mètre carré. Dans le quartier déjà prisé des puces où les hangars transformés en lofts se vendent de 400.000 à 800.000 euros, les prix auraient même déjà bondi de 15 %. Quant aux quartier autour de l’actuel RER C et qui sera bientôt desservi par le métro, c’est celui qui est le plus recherché par les investisseurs.

Une nouvelle clientèle de Parisiens

Du côté de Saint-Denis aussi, les prix ont bien évolué. Ils auraient pris 9 % en 2 ans, selon Guy Hoquet notamment du fait d’une profonde évolution du centre-ville historique qui a su séduire une nouvelle clientèle de Parisiens. Les agents immobiliers reconnaissent que ces hausses de prix tiennent plus à la mutation urbaine de la ville qu’à l’évolution de sa desserte, l’endroit étant déjà très correctement relié à la capitale.

Et ailleurs? Si le secteur d’Asnières ayant déjà beaucoup augmenté ces dernières ne conserve qu’une faible marge d’évolution, ce n’est pas le cas de Gennevilliers d’après Guy Hoquet. Le réseau estime qu’à plus long terme, les quartiers populaires de cette ville tarifés à 2800 euros le mètre carré devraient attirer les investisseurs et faire grimper les prix quand la ville sera reliée à Colombes.

Quant à Issy, Vanves, Villiers-sur-Marne ou Rueil, Nanterre, Chelles et même Versaille, aucun impact ne semble mesurable ou même envisageable à ce jour. Réseau de transport déjà performant ou perspective trop lointaine des travaux font que la question n’est pas encore à l’ordre du jour.

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant