Ces fous d'escalade risquent leur vie pour voir la ville d'en haut

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EN IMAGES - Une génération de jeunes grimpeurs insensés part à l’assaut des monuments et gratte-ciel du monde entier sans aucun équipement, juste pour immortaliser l’instant. Des clichés qui suscitent l’effroi et la fascination.

On les appelle «urban climbers», toiturophiles ou tout simplement des insensés voire des irresponsables. La chaîne britannique Channel 4 a consacré à ces acrobates sans filet un documentaire (voir ci-dessous) relatant cette passion dévorante pour se hisser au sommet des monuments, tours et gratte-ciel les plus improbables. Une activité aussi dangereuse qu’illégale mêlant aptitudes physiques et débrouillardise pour déjouer les contrôles de sécurité.

Si en France cette discipline a été popularisée par Alain Robert, surnommé Spiderman, ce sont aujourd’hui des Britanniques et surtout des Russes et des Ukrainiens qui en sont les vedettes. Cette version urbaine de l’escalade fascine et effraie un public toujours plus large maintenant que les exploits de ces conquérants de l’inutile sont largement relayés sur Internet et sur les réseaux sociaux. Il faut reconnaître qu’en plus de leurs incroyables capacités physiques, ils ont un incontestable sens de l’image et de la mise en scène. Ils savent trouver les points de vue, les détails architecturaux qui accrocheront les regards.

Mélange de photographie et d’exploration urbaine

D’ailleurs, sur leur site, le duo Vitaliy Raskalov et Vadim Makhorov, se présentent comme des photographes pour lesquels «la photographie et l’exploration urbaine sont inséparables depuis le début de notre carrière, il y a 5 ans». Une carrière entamée alors qu’ils étaient à peine majeurs sachant qu’ils ont aujourd’hui 21 et 25 ans.

De son côté, le trompe-la-mort ukrainien qui se fait appeler Mustang Wanted (Pavlo Gennadiyovich Ushivets de son vrai nom) mêle parfois le discours politique à ses effrayantes cascades au-dessus du vide. Il a notamment repeint en bleu la partie supérieure de la flèche jaune en forme d’étoile d’un immeuble moscovite. Une façon d’imiter le drapeau ukrainien et de célébrer à sa manière la fête de l’indépendance de son pays. Profitant de sa célébrité, il enchaîne les ascensions dans les positions les plus inconfortables.

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