Ces Fintechs qui bousculent l'assurance-vie

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Gérer un contrat d'assurance vie peut-il devenir un jeu d'enfant ? C'est ce que promet Marie Quantier, une start up qui, avec l'assureur Suravenir, propose de mettre les marchés financiers à la portée de tous, à la manière des robo-advisors qui rencontrent un grand succès au Royaume-Uni et aux États-Unis.

Moins de trente minutes par an pour gérer un contrat d'assurance vie et l'investir intelligemment sur les marchés financiers, même si l'on n'y connaît pas grand-chose... C'est ce que promet Marie Quantier, qui vient de lancer un contrat à son nom, en partenariat avec Suravenir, filiale du Crédit mutuel Arkéa. Pour un abonnement de 5,90 euros par mois et 5% par an des gains réalisés (soit 50 euros pour 1000 euros gagnés), la jeune société met à disposition des souscripteurs un outil très simple qui fournit en ligne le portefeuille idéal, compte tenu de la météo des marchés.

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La start up, qui a le statut de conseiller d'investissement financier, a pris le nom d'une jeune femme peu instruite qui, grâce à son bon sens, réussit au siècle dernier à faire prospérer son patrimoine financier et à traverser la crise des années 30. Mais c'est aussi une Fintech bien ancrée dans le XXIe siècle. Elle utilise en effet un algorithme appliqué à la macro économie pour qualifier le climat des marchés (panique, euphorie, récupération, expansion), et en déduire le meilleur portefeuille pour le client. Celui-ci esquissera même un sourire en voyant que l'éléphant symbolise les obligations d'État, et la tortue les emprunts de court terme, tandis qu'un grand soleil signifie que la voie est libre pour investir en actions.

Un investissement clé en main, mais diversifié

Il peut alors passer à l'acte en quelques clics, et investir comme conseillé par la jeune société de conseil, à travers des fonds indiciels (ETF, pour Exchange traded Fund), préférés par Marie Quantier aux sicav classiques en raison de leurs moindres frais de gestion. Si le souscripteur souhaite bien mesurer le risque qu'il prend, il peut même simuler un krach afin de visualiser les dégâts qu'un effondrement des marchés causerait au portefeuille qu'il s'apprête à acheter.

«Avec Marie Quantier, c'est toujours le bon moment pour investir. Car notre solution propose les supports (actions, obligations, fonds en euros du contrat) les plus pertinents selon la météo boursière» s'amuse un des membres de l'équipe de la start-up. Pas question pour autant de faire valser les portefeuilles en permanence. Quelques révisions seulement sont prévues chaque année. Les clients reçoivent des alertes par mail ou sms si des changements s'imposent dans leurs portefeuilles.

Quelques milliers d'euros suffisent

Comme Yomoni, qui, il y a quelques semaines, a couvert les murs du métro parisien d'affiches à son nom, ou Advize, le pionnier en France, Marie Quantier fait partie de ces «robo-advisors» qui marquent déjà des points aux États-Unis et au Royaume Uni, en désacralisant et en démocratisant la gestion financière. Les frais du contrat sont serrés (0,60% seulement de frais de gestion annuels par exemple). Mais le montant minimum requis pour investir (5000 euros) est plus élevé que celui de la star du secteur, Nutmeg qui, outre-Manche, accueille les clients à partir de 1000 euros.

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