Ces féminicides qui ébranlent l'Argentine

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À Buenos Aires. Le mot d'ordre de ce « Mercredi noir » en Argentine est conjugué uniquement au féminin : « Nosotras paramos » (Nous, les femmes, faisons grève). 
À Buenos Aires. Le mot d'ordre de ce « Mercredi noir » en Argentine est conjugué uniquement au féminin : « Nosotras paramos » (Nous, les femmes, faisons grève). 

Il est 10 heures ce samedi 8 octobre lorsque Lucía Perez, 16 ans, quitte sa chambre en laissant son Facebook ouvert. Le maté (traditionnelle infusion argentine) est encore humide. Elle pense revenir rapidement. Matías Farías, 23 ans, avec lequel elle semble établir un début de relation, passe la prendre en voiture accompagné d'un ami.

Dans une maison située à 20 minutes du centre-ville de Mar del Plata, ville côtière où vivent Lucía et sa famille, ils la drogueront puis la violeront sauvagement. C'est la douleur qui provoquera son arrêt cardiaque. Ils étaient trois. Pour masquer leur crime en overdose, ils prennent soin de laver et d'habiller Lucía, sans vie, avant de l'emmener à l'hôpital.

Les femmes mobilisées

Au même moment, à Rosario, 70 000 femmes lançaient les 31es Rencontres des femmes d'Argentine, un mouvement annuel unique en Amérique latine destiné à débattre le temps d'un week-end sur les droits des femmes, l'avortement et la violence machiste. Le soleil est au rendez-vous, le mouvement affiche un nouveau record d'affluence.

Au lendemain des rencontres de Rosario, la révélation par la presse de l'histoire sordide de Lucía tombe comme un coup de massue, stoppant soudainement les critiques antiféministes qui fusaient sur Internet. Le jour suivant, c'est le corps de Beatriz Valencia Parra, 22 ans, qui est retrouvé dans une boîte au milieu d'un terrain vague de La Matanza, une...

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