Ces fausses villes créées pour des tests civils ou militaires

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EN IMAGES - Décors de cinéma en carton pâte ou bâtiments ultra-réalistes, ces villes construites en France ou aux Etats-Unis n’ont jamais eu d’habitants. Elles servent de décor à des entraînement militaires ou à des tests industriels.

Créer ou recréer une ville de toute pièce, l’idée n’est pas neuve, seules les motivations évoluent avec le temps. Il y a près d’un siècle, les autorités françaises avaient ainsi lancé la création d’une réplique de Paris, peu après la Première guerre mondiale. Des travaux préparatoires avaient été lancés près de Maisons-Laffitte, au nord-ouest de la capitale. Alors que les bombardements aériens étaient appelés à se développer, l’idée était de leurrer les aviateurs avec de fausses constructions. Le projet reproduisait certains éléments marquants du paysage parisien: un bras de Seine, la place de l’Étoile et celle de l’Opéra, les grands boulevards… Au passage, des cibles militaires potentielles comme les gares devaient également être reproduite. Mais le projet, n’ayant pas fait la preuve de son efficacité, n’a finalement jamais été mené à jour (plus de détails ici).

En revanche, Survival Town a bien existé dans le désert du Nevada. Cette bourgade avec ses bâtiments et ses maisons peuplées de mannequins avait pour but de mesurer les effets d’une arme atomique sur un centre urbain. Si bon nombre de structures n’ont pas résisté à ce traitement, plusieurs maisons tiennent toujours debout (voir ci-dessous). Et le plus surprenant, c’est que les lieux peuvent se visiter aujourd’hui encore lors d’un tour en bus encadré par le Nevada Department of energy.

Plus proche de nous et plus récente, Joffrécourt est une création de l’armée française. Ouvert en 2006 dans le camp de Sissonne, dans l’Aisne, le Centre d’entraînement aux actions en zone urbaine de l’armée de Terre française (Cenzub) abrite cette vaste ville fictive. L’ensemble doit représenter une ville de 5000 habitants, avec des bâtiments hauts, ses zones commerciales, ses quartiers d’habitation. L’endroit reprend au passage le nom d’un ensemble de fermes qui se trouvaient sur place lors de la construction du camp. A noter: pour éviter de froisser les susceptibilités, le lieu de culte religieux de Joffrécourt est assez indéfinissable: ni église, ni mosquée ou synagogue.

Tout récemment, c’est sur le campus de l’université de Michigan qu’a été créée MCity. Cette fois-ci, cette fausse ville a une mission tout à fait pacifique: il s’agit de tester sans danger des voitures sans conducteurs. Bon nombre de constructeurs automobiles se sont associés à ce projet ainsi que le spécialiste de la cartographie Here, une filiale de Nokia. Sur quasiment 13 hectares, ce site avec ses croisements, ses feux, ses souterrains etc. permettra de tester et d’affiner toutes les innovations en matières de conduite automatisée.

Quant à Cite (Center for Innovation, Testing and Evaluation), ce n’est encore qu’un projet pour l’instant. Cette ville fictive devrait être construite dans le désert du Nouveau-Mexique et servirait elle aussi à tester une technologie du futur: les drones. Selon les initiateurs de ce lieu, la législation américaine est tellement restrictive en matière de drones que les géant tels Amazon et Google qui s’intéressent au sujet pourraient le financer. Au mieux, les travaux seraient lancés à la fin de cette année.

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