Ces crédits que les banques tentent de nous imposer

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Selon RMC, plusieurs banques imposent à leurs clients des cartes bancaires «double option», qui permettent de payer soit comptant, soit à crédit, à un taux qui peut aller jusqu'à 19%.

Les banques ont trouvé un moyen de contourner la loi Lagarde, qui limite le recours au crédit renouvelable. Selon RMC ce vendredi main, la Caisse d'Epargne et le Crédit agricole imposent en effet d'office à certains de leurs clients une carte bancaire «double option» lors du renouvellement de leur moyen de paiement. Ces cartes «double option» permettent soit de payer comptant, comme une carte bancaire ordinaire, soit à crédit, en ouvrant l'accès à une réserve dans le cadre d'un crédit revolving dont le taux d'intérêt peut atteindre jusqu'à 19%. Cette pratique n'est pourtant pas légale, puisque la loi Lagarde impose d'informer le client des conditions et des risques associés au crédit.

L'association de consommateurs UFC-Que Choisir, comme l'association française des usagers des banques (AFUB) déclarent recevoir un nombre croissant de plaintes émanant de clients qui ont reçu une carte double option sans l'avoir demandée. «Dans certains réseaux, cela devient une carte de base puisque dès qu'une carte expire elle est remplacée par des cartes avec option crédit. Refiler comme ça du crédit renouvelable à tous les clients sans les en informer et sans expliquer comment cela fonctionne, c'est très dangereux et c'est une bombe à retardement pour le surendettement dans les années à venir», explique sur RMC Maxime Chipoy, chargé de mission à l'UFC-Que Choisir.

Les deux associations dénoncent une volonté délibérée des banques de pallier le manque à gagner résultant de la limitation du crédit revolving par la loi Lagarde. Cette loi de 2010 «restreint beaucoup le crédit revolving en magasin. [...] Et donc c'est la loi Lagarde qui incite directement les banques à essayer de vendre directement le crédit renouvelable à leurs clients alors qu'avant ils passaient par leurs filiales, des établissements de crédit», estime Maxime Chipoy. Les banques font valoir que les effectifs des spécialistes du crédit renouvelable ont fondu de 10% en 2008 et 2012 en raison de la loi Lagarde.

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  • V.BENACE le jeudi 31 oct 2013 à 17:35

    Il faudrait mettre en place des sanctions pénales contre les dirigeants des banques, y compris des peines de prison. Sinon,les dérives perdureront.

  • psebire4 le vendredi 25 oct 2013 à 14:07

    J'ai une fois accepté d'avoir une carte de fidélité, et mon achat s'est transformé (sans qu'on me le dise) en Crédit Revoving...dont je me suis débarassé parceque je savais écrire les bonnes lettres. C'est effectivement une source de pillage QUI TOUCHE LES PERSONNES LES PLUS VULNERABLES. C'est absolument honteux et j'espère bien que notre gouvernement veillera rapidement à éliminer cette pratique. REFUSEZ LA TOUS.