Ces couples de lesbiennes qui veulent un « papa » pour leur enfant

le
8
Pendant la Gay Pride, à Paris, en juin 2013, une foule de personnes manifestent pour la procréation médicalement assistée.
Pendant la Gay Pride, à Paris, en juin 2013, une foule de personnes manifestent pour la procréation médicalement assistée.

L’insémination artisanale, réalisée avec l’aide d’un donneur de sperme connu, devient une réalité en France, mais elle place les parents et l’enfant dans une insécurité juridique.

« On n’est pas des parias, on veut avoir des enfants en France. » Virginie et sa compagne – qui ont requis l’anonymat – réfléchissent à leur projet de famille depuis plus d’un an. Les deux femmes se sont mariées il y a quelques mois mais n’ont pas le droit de recourir à une insémination artificielle avec don de sperme anonyme en France. Cette technique de procréation médicalement assistée (PMA) leur est en revanche ouverte en Belgique ou en Espagne, mais Virginie « ne se voit pas dire à [son] enfant qu’il n’a pas de papa. On veut qu’il puisse connaître son identité et le rencontrer s’il le souhaite ». Alors, avec sa compagne, elles ont entrepris de trouver un donneur pour réaliser une insémination artisanale.

On est incapable de dire combien de personnes elle concerne, mais l’insémination artisanale est une réalité en France. Dans une enquête réalisée en 2012 sur les familles homoparentales (Le recours à l’AMP dans les familles homoparentales : état des lieux. Martine Gross, Jérôme Courduriès, Ainhoa De Federico), 14 % (55 sur 405) des mères ont déclaré qu’elles y avaient eu recours. « Concevoir un enfant avec l’aide d’un donneur connu devient le deuxième choix derrière l’AMP », relevait l’étude.

C’est ainsi qu’il y a presque un an, Marie et sa compagne ont eu un garçon. Le couple a fait appel à un « ami proche » qu’elles continuent de voir « très régulièrement ». Marie justifie : « On souhaitait que l’enfant ait un père. Mais pas un père qui reconnaisse sa paternité. Ce ...

Retrouvez cet article sur LeMonde.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • bearnhar il y a 11 mois

    On a un gosse si on le peut, il va falloir que quelqu'un leur dise un jour qu'avoir un gosse c'est pas un droit, ni un acquis social.

  • bearnhar il y a 11 mois

    C'est absolument sans fin avec ces gens !! Normalement si vous choisissez d'etre homo, la contrepartie c'est pas d'enfant, vous vivrez sans avoir d'enfant, et alors ? C'est insupportable ? Je suis bien hetero et je veux pas de gosse !! Et elles sont si allergiques que ça aux les mecs qu'elles ne peuvent attendre les 5mns que le gars fasse son affaire ? Mouarf...

  • er3dw il y a 11 mois

    Je voudrais que les mecs qui engrossent volontairement ces femmes paient des sommes énormes en pension divers. Ce ne sont que des sac à sp erm

  • lm123457 il y a 11 mois

    Elles veulent un père comme on voudrait un chien. Comme elles ont voulu leur animal domestique. Je maudis les mecs qui sautent sur tout ce qui passe. J'espère qu'ils auront vite des procès pour pensions alimentaire. Ils seront peut-être sensibilisés au respecte de l'autre (y compris l'enfant potentiel !).

  • lm123457 il y a 11 mois

    oui à sibille : Dati a bien fait condamner un mec à payer une pension alimentaire alors qu'il n'a fait que mettre son obole dans l'urne dans laquelle beaucoup avaient donné ... Adresse aux hommes : méfiez-vous des femmes ! Quel message de solidarité et d'amour !

  • sibile il y a 11 mois

    et le gentil donneur qui a voulu rendre service peut se voir condamné par la justice à reconnaitre sa paternité et à payer une pension alimentaire pour l'enfant

  • frk987 il y a 11 mois

    Pardon mâle et non mêle !!!!

  • M1765517 il y a 11 mois

    bien sûr tout est sous contrôle n'est ce pas Monsieur Valls !