Ces Afghans que l'armée française a oubliés derrière elle

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Seulement une dizaine d'interprètes afghans recrutés par l'armée française ont obtenu des visas pour fuir un pays où leur sécurité est aujourd'hui menacée.

Nous l'avons retrouvé à un café, dans une ruelle de New Delhi. Assis devant une tasse de thé, l'homme préfère rester anonyme. Appelons-le Nadeem. Arrivé deux jours plus tôt, Nadeem a quitté Kaboul dès qu'il a appris que les talibans le recherchaient. Pourquoi l'Inde? «J'ai pu obtenir un visa en quelques jours. Je ne connais personne ici, mais je n'avais pas le choix. Voilà un an que j'ai déposé ma demande de visa pour la France. Je n'ai toujours pas de réponse.» Sa relation avec la France débute lorsqu'il s'inscrit à l'université de Kaboul pour suivre des études de littérature, au département d'études françaises. Poète à ses heures, lecteur de Victor Hugo, ce jeune de 27 ans rêve de poursuivre ses études dans l'Hexagone pour se lancer dans le journalisme ou la traduction.

«Quand l'armée a commencé à r...

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  • LeRaleur le mercredi 26 fév 2014 à 21:56

    Comme avec les harkis.

  • M4888303 le mercredi 26 fév 2014 à 20:57

    Toujours l'ingratitude du pays des droits de l'homme!Qu'ils sont beaux nos dirigeants toujours prèts à défendre des va nu-pieds mais abandonnent lachement ceux qui les ont servis au péril de leur vie.